Tests compagnons : difficile pérennisation du financement

Perspectives

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S'ils s'avèrent de plus en plus incontournables, notamment en cancérologie, les tests compagnons * exigent des financements durables, au-delà de la liste des actes innovants hors nomenclature. Retour sur un débat organisé lors des JIB en novembre dernier.

EGFR, K-Ras, N-Ras… De nombreux biomarqueurs ont été développés avec l’essor de la biologie moléculaire et des thérapies ciblées, surtout en cancérologie. Ces tests compagnons sont devenus incontournables pour le diagnostic, pour la sélection de patients bons répondeurs à une thérapie ciblée et pour le suivi de la réponse aux traitements. Actuellement financés par l’inscription sur la liste RIHN (référentiel des actes innovants hors nomenclature) et pour certains sur sa liste complémentaire d’actes désormais passés en soins courants, ils permettent de réaliser des économies sur des thérapies coûteuses, tout en améliorant la qualité de vie des malades. Alors que la Cnam travaille à réduire ces listes, ce qui suppose une procédure d’évaluation par la HAS et un passage à la nomenclature, la question de leur financement durable reste de plus en plus épineuse.

En l’état actuel, les tests compagnons devraient être évalués pendant trois ans au titre des actes innovants. Problème, certains tests stagnent dans ces listes. « Or, la présence de tests anciens bloque l’entrée de nouveaux tests à l’évaluation », prévient le Dr Nathalie Théou-Anton, du département de génétique de l’hôpital Bichat.
 

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