Un diagnostic à rebondissements

Cas clinique

©jarun011-istock

Chez un patient atteint du VIH, de multiples investigations ont été nécessaires pour diagnostiquer une leishmaniose. Le Pr Pierre Tattevin, infectiologue au CHU de Rennes, a présenté ce cas clinique lors de la Ricai 2019.

Un homme de 49 ans est adressé au service des maladies infectieuses du CHU de Rennes en juillet 2019. Il a passé deux mois en Somalie trente jours avant son hospitalisation. Il présente des frissons, des douleurs abdominales, des vomissements, de la toux. Ce Somalien vit en France depuis 2008, il est marié, père de deux enfants. Il est atteint du VIH, découvert en 2010. Parmi ses antécédents, une maladie pleuropulmonaire a été diagnostiquée en 2013, à l'époque étiquetée comme tuberculose et traitée comme telle. Grâce aux antirétroviraux, la charge virale était indétectable, même si les CD4 étaient à un taux un peu faible (116/mm3) lors du diagnostic de la tuberculose. Il a aussi présenté une autre maladie opportuniste en 2017 : une PCR positive a démontré la présence d'un Pneumocystis, mais sans immunofluorescence, ce qui est rare pour les pneumocystoses chez des patients atteints du sida. En outre, une sarcoïdose a été diagnostiquée en 2016, aux localisations multiples : poumons, plèvre, ganglions, reins. Dans ce contexte de granulomatose, beaucoup d'infections opportunistes avaient été recherchées, sans résultat. En 2016, les corticoïdes lui avaient permis d'aller mieux. En juillet 2019, son VIH est indétectable. Très vite après son hospitalisation, son état s'aggrave.

Pour lire l'intégralité de cet article issu de Biologiste Infos n°107, abonnez-vous ici ou connectez-vous à votre espace

Agnès Bourahla-Farine