Les biomarqueurs des arrêts cardiaques permettent-ils de prédire le devenir neurologique des patients ?

Manifestation

Professeur Stammet , anesthésiste-réanimateur au Luxembourg ©ABF

Après un arrêt cardiaque, le taux de survien’excède pas 20 % et les séquelles sontfréquentes. Zoom sur les biomarqueurs desarrêts cardiaques et leur rôle dans la prédictio ndu devenir neurologique des patients.

«L’arrêt cardiaque est une pathologie excessivement grave, caractérisée par unmanque d’oxygène au niveau tissulaire, notamment cérébral. Or, les outils biologiquessont utiles au pronostic », a rappelé le professeur Stammet, anesthésiste-réanimateur au Luxembourg, lors de la 9e Journée des biomarqueurs organisée le 18 mai, à Paris, avec le soutien de la Société Française de Médecine d’Urgence (SFMU). Le but ? Identifier les patients ayant des chances de survie sans séquelles neurologiques importantes.

« Toutefois, il ne faut pas oublier que l’arrêt cardiaque n’est pas seulement une hypoxie ou une anoxie cérébrale. C’est aussi une ischémie qui touche l’ensemble de l’organisme. Ses répercussions et interactions concernent le cerveau et l’ensemble des autres organes », indique Pascal Stammet. L’arrêt cardiaque engendre, notamment, une réaction inflammatoire : un syndrome post-arrêt cardiaque, ou sepsis-like. En outre, cet arrêt cardiaque a de lourdes implications : traitements, temps de soins longs et coûteux. Le potentiel émotionnel est pesant pour les familles. Quant au taux de survie, il demeure faible.

Agnès BOURAHLA-FARINE

Pour lire l'intégralité de cet article issu de Biologiste Infos n°97, abonnez-vous ici ou connectez-vous à votre espace