Suite à la grève, les internes restent sur leur faim

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Suite au mouvement de grève des internes du 10 décembre 2019, Agnès Buzyn a formulé plusieurs propositions « appréciées mais insuffisantes » selon les internes en pharmacie et biologie médicale.

« Notre Fédération salue les avancées mais souhaite cependant poursuivre le mouvement entaméafin d'obtenir des garanties factuelles et des réponses aux revendications laissées sans suite » indiquent les représentants de la FNSIP-BM (Fédération nationale des syndicats d’internes en pharmacie et biologie médicale), Aurélie Truffot et Lucas Denis dans un communiqué.
Une première proposition de la ministre des solidarités et de la santé porte sur l’amélioration du statut des internes avec un « respect strict du temps de travail » les internes déclarent « rester vigilants quant aux moyens déployés pour le faire respecter », les sanctions devant être « immédiates et non complaisantes ». Concernant la rémunération des docteurs juniors de « 32 025 euros annuels, dont 5000 euros de prime de responsabilité », la question se pose des internes en début de cursus : « une revalorisation salariale et des indemnités de gardes nous semblent importantes afin d’aligner le salaire horaire de l’interne à celui du SMIC » précisent les représentants des internes en pharmacie et biologie médicale. Sur le sujet du « financement de la recherche et des formations complémentaires » les internes souhaitent « trouver rapidement une solution afin de pouvoir continuer à avoir accès aux congrès ». Enfin, la FNISP-BM est « reconnaissante » de la proposition de Madame Buzyn d’une « implication dans les discussions notamment sur l’attractivité de l’hôpital public » et aura à cœur de « travailler la refonte du statut du praticien hospitalier dans le cadre de la transformation du système de santé ».

NBS

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