Accompagner l’évolution vers l’IA et le numérique en santé

Académie Nationale de Médecine

« La France doit accroitre son effort pour permettre à ses citoyens de profiter au mieux des avancées technologiques et rejoindre les pays qui ont déjà pris le virage numérique » a affirmé récemment l’Académie Nationale de Médecine.

L’intelligence artificielle (IA) et le numérique sont entrés dans le domaine de la santé et sont des outils majeurs et seront amenés un rôle de plus en plus important dans l’amélioration de notre système de santé : aide au diagnostic, réponse au problème des déserts médicaux, outil pour la recherche… Cette évolution « irréversible » aura un impact important sur l’emploi des professionnels de santé, c’est pourquoi, selon l’Académie nationale de médecine, des mesures adaptées doivent être prises « dès maintenant ». D’une part, « la formation doit être une priorité » avec la mise en place de modules spécifiques obligatoires, nécessitant le recrutement d’experts de l’IA et la mise en place de doubles cursus de formation.  D’autre part, « une information claire vers les patients est nécessaire », les médecins devant informer les patients lorsque des technologies du numérique ont été utilisée pour le choix du diagnostic ou du traitement, et leur assurer « une garantie humaine du diagnostic et de sa prise en charge ». Par ailleurs, l’Académie de médecine insiste sur la protection des données personnelles, indispensable. Elle considère cependant, en accord avec le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM) et le Comité consultatif national d’éthique, (CCNE) « qu’une réglementation supplémentaire par rapport à l’état actuel du droit risquerait de bloquer le progrès, et pourrait même induire une injustice entre ceux qui pourraient aller ailleurs bénéficier de dispositifs inaccessibles en France et ceux qui ne pourraient pas » et préconise« des règles de droit souple, selon le principe de la « soft law », les recommandations étant émises par une formation collégiale d’ instances qualifiées ». Enfin, l’Académie de médecine met l’accent sur le fait que les progrès attendus doivent bénéficier à tous « sans accentuer les inégalités sociales, économiques ou culturelles de la France ».

NBS