Améliorer le diagnostic des maladies à tiques

Recherche clinique

©gabort71-istock

Pour développer de nouveaux tests de diagnostic, promouvoir une meilleure information du public et améliorer la prise en charge des maladies à tiques, l’Inra et l’Institut Pasteur ont mis en place une étude clinique dans quatre centres hospitaliers.

Le projet OHTICKS, financé par l’ANR pour une durée de quatre ans, et coordonné par Muriel Vayssier-Taussat (INRA, équipe vectotiq), repose sur une approche plurisdisplinaire « One Health » alliant des vétérinaires, médecins, scientifiques et sociologues, afin de mieux caractériser les maladies transmises par les tiques.

Depuis le printemps 2018, des cohortes de suivi de personnes piquées par une tique et présentant des symptômes inexpliqués dans les 6 mois suivant la piqureont mis été en placedans quatre centres hospitaliers en France (CHRU Besançon, CHU Garches, Paris CHU St Antoine et CHU St Etienne). Les objectifs sont de détecter, identifier et isoler des micro-organismes non suspectés, peu connus ou nouveaux grâce à des approches basées sur les nouvelles méthodes de détection et de séquençage à haut débit, et d’établir un lien épidémiologique entre ces micro-organismes et les syndromes inexpliqués, afin de mettre en place des outils de pointes permettant de détecter tous les agents pathogènes transmissibles par les tiques (bactéries, virus et parasites connus, négligés et nouveaux) et ainsi développer de nouveaux tests de diagnostic.

L’impact sociétal du projet OHticks sera développé en lien avec le projet de science participative CiTIQUE coordonné par Jean François Cosson (INRA, équipe vectotiq). Ce projet permettra donc de promouvoir une meilleure information du public, une meilleure formation des étudiants vétérinaires et médecins, et d’identifier des recommandations à adresser aux autorités de santé publique pour œuvrer à une meilleure gestion des maladies à tiques.

NBS