La prévention, une priorité rappelée par l’Académie nationale de médecine

Ma Santé 2022

L'Académie nationale de médecine souligne l’importance de la prévention et de la relation médecin-malade dans son analyse du plan « Ma santé 2022, un engagement collectif ». Dans ce rapport, l’Académie en approuve les principales mesures et propose neuf priorités portant notamment sur la réorganisation territoriale des soins, la réforme des nomenclatures, la création de plateaux médicotechniques de proximité et l'apport du numérique.

L’écoute, le dialogue, l’optimisation de l’accès aux soins, la qualité et la prévention sont les éléments du plan « Ma Santé 2022 » mis en avant par l’Académie nationale de médecine, qui revendique une participation au « Comité de pilotage présidé par le ministre des Solidarités et de la Santé et composé de représentants des acteurs de la santé et des administrations concernées ». L’Académie pointe cependant l’omission de la prévention dans la liste des 54 mesures du plan 2022, sans doute due à la publication antérieure d’un dossier sur le sujet par le Ministère des Solidarités et de la Santé. L’absence notable de plusieurs acteurs dont les biologistes médicaux est également relevée. Ces derniers sont pourtant largement concernés par les mesures proposées, y compris par certaines des priorités soulevées dans l’analyse de l’Académie nationale de médecine telles que « la simplification et l’actualisation de la nomenclature », la création de « consultations avancées de spécialités dans les structures de proximité », ou « une réorganisation territoriale des activités hospitalières au sein des groupements hospitaliers de territoire ». L’Académie soutient aussi la création de plateaux techniques de proximité « avec la participation des médecins ayant bâti le projet médicosoignant », cette participation concernant en particulier l’imagerie et la biologie« dans le but d’éviter les concurrences néfastes et les investissements non utilisés faute de personnel ». L’Académie rappelle enfin l’importance grandissante que sont amenés à prendre le numérique et l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé, et préconise le développement rapide du dossier médical partagé numérisé, et de toute initiative « permettant de mieux gérer et d’utiliser les données publiques du Système national des données de santé à des fins d’évaluation et de recherche ». Elle ajoute que la télémédecine et le télédiagnostic doivent être développés« afin d’améliorer l’efficience des consultations médicales et aider à la solution du problème des déserts médicaux ». 

NBS