Eurofins Scientific mise sur les analyses spécialisées

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Le chiffre d’affaire d’Eurofins Scientific, a progressé de 27% pour atteindre le chiffre de 3,78 milliards d’euros en 2018 malgré une baisse importante au quatrième trimestre en raison de la baisse du B décidée par les autorités sur cette période. Après sa forte expansion ces dernières années, Eurofins souhaite à présent ralentir sur les acquisitions afin d’améliorer ses marges et son flux de trésorerie.

« Nous n’avons pas eu de chance avec la baisse du remboursement des analyses de biologie clinique par l’assurance maladie, mais mis à part cet évènement ponctuel, notre bilan 2018 est très positif » déclare Gilles Martin, président directeur général d’Eurofins. « Le diagnostic clinique est un secteur très conservateur, mais représente un grand potentiel de développement, en particulier en ce qui concerne les analyses génétiques sur lesquelles nous sommes très investis » précise-t-il. Le groupe est en effet leader dans le domaine des analyses spécialisées en France depuis 2014, tout comme dans 70% de ses activités en France et à l’international. Depuis 2012, le nombre de laboratoires a été multiplié par quatre et le groupe est désormais présent dans 47 pays. « Nous sommes dans une phase de développement mondial. Nous mettons en place un modèle constitué de laboratoires locaux pour les échantillons qui doivent être traités rapidement et de grandes plateformes pour les analyses avancées, ce qui permet des économies d’échelle, grâce à l’automatisation et l’intelligence artificielle » affirme Gilles Martin. « La capacité de nos laboratoires a augmenté d’environ 240 000 m2 en 2018, avec plus de 50 sites achetés ou agrandis » ajoute-il. « Malgré ces investissements exceptionnels, nous avons réussi à maintenir notre rentabilité, avec une marge ajustée qui s’élève à 720 millions d’euros » surenchérit Laurent Lebras, directeur financier du groupe. « Notre objectif pour 2019 est d’atteindre 4,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires, et d’optimiser le flux de trésorerie. Nous allons ralentir les acquisitions et nous recentrer sur la finalisation de nos investissements internes » révèle le PDG.

NBS