L’Inca publie un livret d’information sur le dépistage du cancer du sein

Cancer du sein

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Un livret d’information de 16 pages élaboré par l’Institut national du cancer (Inca) accompagnera la lettre d’invitation au dépistage du cancer du sein à destination des femmes âgées de 50 ans, a expliqué Jérôme Viguie, directeur du pôle de santé publique et soins de l’Inca, lors d’un point presse, le 13 septembre dernier.

Ce livret, qui aborde les avantages et les inconvénients du dépistage du cancer du sein, a été conçu comme « un outil d’information, mais aussi d’ouverture au dialogue » entre les femmes et les professionnels de santé. À l’origine uniquement destiné aux femmes entrant dans ce programme de dépistage, il sera également distribué aux femmes de plus de 50 ans lors des relances bisannuelles, mais « dans un format plus court », a précisé Catherine Delrieu, directrice de la communication à l’Inca. Fin 2017, il devrait même être complété par un site Internet contenant des informations à destination des femmes n’ayant pas encore effectué ce dépistage ou ayant déjà dépassé l’âge de participation au dépistage organisé.

L’information contenue dans ce nouveau livret se présente uniquement sous forme de texte. Elle est censée « être plus complète que dans les dépliants envoyés précédemment », mais aussi « identique pour toutes les femmes sur tout le territoire ». L’objectif de ce livret est de présenter « une information éclairée sur les enjeux du dépistage », en expliquant son intérêt, mais aussi d’aborder les questions des faux-positifs, faux-négatifs, des cancers de l’intervalle, du surdiagnostic, du surtraitement et des cancers radio-induits. Les risques liés à l’absence de dépistage y sont aussi évoqués. Il est précisé par exemple qu’en cas de découverte fortuite de cancer du sein, en l’absence de dépistage régulier, il est possible que le cancer soit diagnostiqué « à un stade plus avancé », ce qui « réduira les chances de guérison et qui aura un impact plus important sur la qualité de vie. »

Au-delà du dépistage, le livret aborde les signes d’alerte du cancer du sein (modification des seins), ses facteurs de risque (tabagisme, consommation d’alcool, prise de poids, alimentation) et évoque sa prévention. En fin de livret, les femmes qui hésitent à se lancer dans ce programme de dépistage ont la possibilité de lister leurs questions, afin de pouvoir en parler à leur médecin traitant. Ce dernier ne sera pas destinataire de cette version du livret, mais d’un guide d’entretien enrichi, qu’il recevra au dernier trimestre 2017, et qui est conçu afin que « sa capacité de dialogue et de délivrance d’information soit adéquate. »

La réalisation de ce livret constitue la première étape du plan d’action de lutte contre le cancer décidé au printemps dernier par Marisol Touraine, la ministre de santé de l’époque.

La rédaction avec l’APM