Ebola : l’OMS confirme les inquiétudes de MSF

Epidémie

Biologiste infos
Crédit photo : © PLoS Biol 3/11/2005: e403

L’association Médecins sans frontières (MSF) actuellement présente en Guinée, lance une alerte concernant l’épidémie de virus Ebola.

Le 31 mars dernier, elle constatait en effet que par sa localisation, la souche retrouvée et l’ampleur de la zone concernée, ainsi que son caractère urbain, la flambée d’Ebola observée en Guinée et dans plusieurs pays voisins, était « sans précédent ».

De son côté, Grégory Hartl, porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se montrait plus rassurant. « C’est encore relativement restreint. Les plus grandes épidémies représentent plus de 400 cas », soulignait-il avant d’interpeller l’ONG sur Twitter : « Ebola peut avoir un taux de mortalité de 90 %, mais dans ce cas précis, il est de moins de 67 %», précisait-il.

Un risque de dissémination au-delà des frontières

Une semaine plus tard, l’agence onusienne et MSF semblent désormais sur la même longueur d’onde. Le vice-président de l’OMS, Keiji Fukuda, a en effet affirmé que « l’épidémie de fièvre Ebola en Afrique occidentale est parmi celles qui posent le plus de défis depuis l’apparition de la maladie il y a 40 ans » avant d’ajouter gravement : « Il s'agit de l'une des épidémies les plus effrayantes à laquelle nous sommes confrontés ». Pour en arriver à de telles conclusions, le responsable de l’OMS s’est basé sur les mêmes constats que MSF : caractère inédit d’une telle épidémie en Afrique de l’Ouest qui plus est liée à une souche qui n’avait jamais été identifiée dans cette région et ampleur de la zone concernée.

Alors que 101 décès ont été déplorés (dont 67 de façon certaine liés à Ebola) sur 157 malades, chaque jour, de nouvelles alertes émanent des pays voisins. Ainsi, 21 cas de fièvre hémorragique ont été rapportés au Libéria (dont 10 mortels), tandis que la Sierra-Leone a également été touchée et que neuf cas suspects font l’objet de la plus grande vigilance. Pour l’OMS, la liste pourrait ne pas s’arrêter là. Expert médical de l’OMS de retour de Guinée, Stéphane Hugonnet prévient :« Il y a un risque que d’autres pays soient infectés, donc, nous devons à tout prix rester vigilants ».

D'après le JIM

La rédaction