Lutte contre l’endométriose

Prévention

Le premier comité de pilotage de la stratégie nationale de lutte contre l’endométriose s’est réuni le lundi 14 février 2022. Cette stratégie annoncée le 11 janvier par Emmanuel Macron a été présentée par Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé à cette occasion.

« Lorsque l’on parle d’endométriose, on ne parle pas d’une maladie marginale qui n’affecterait que quelques Françaises, mais bien d’un phénomène massif, qui touche près d’une femme sur dix dans notre pays » introduit Olivier Véran, avant de pointer le fait que « malgré l’ampleur du problème, notre système de santé, nos chercheurs, et par-delà nos chercheurs, l’ensemble de la société ne disposent pas à ce jour des armes pour comprendre l’endométriose, et lutter contre ce drame du quotidien ». Cette stratégie nationale de lutte contre l’endométriose s’appuie sur un rapport de propositions élaboré par le docteur Chrysoula Zacharopoulou, gynécologue et eurodéputée et repose sur trois axes prioritaires :

AXE 1 : Placer la France aux avant-postes de la recherche et de l’innovation sur l’endométriose
AXE 2 : Garantir un diagnostic rapide et l’accès à des soins de qualité sur l’ensemble du territoire
AXE 3 : Communiquer, former et informer l’ensemble de la société sur l’endométriose

Ainsi, un programme et équipement prioritaire de recherche (PEPR) doté de plus de 20 millions d’euros sur cinq an sera mis en place par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) sous le pilotage du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et du ministère des Solidarités et de la Santé « Nous constituerons dans ce contexte, en nous appuyant sur les six cohortes de patientes déjà existantes en France, la plus grande base de données épidémiologique au monde, qui servira de base à de nombreuses études et affirmera le rôle moteur de la recherche française sur le sujet » projette Olivier Véran. Par ailleurs, des filières territoriales spécifiques à l’endométriose seront crées dans chaque région d’ici à 2023. « Elles permettront d’informer, de former, d’organiser le diagnostic, de soigner et si nécessaire d’orienter les patientes aux formes les plus complexes vers des centres de référence » commente le ministre des Solidarités et de la Santé. Enfin, « cette stratégie comporte de nombreuses actions visant à former nos professionnels et à informer le grand public sur cette pathologie encore trop mal connue » ajoute-t-il, avant de conclure sur ces mots : « cette stratégie est un motif d’espoir pour les millions de Françaises qui voient chaque jour leur vie empoisonnée par l’endométriose »

N.B-S