Vers un vaccin nasal contre la Covid-19 ?

Covid-19

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Le projet de candidat vaccin protéique à administration nasale porté par l’équipe de recherche BioMAP de l’UMR INRAE - Université de Tours - Infectiologie et Santé Publique et l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes passe une nouvelle étape avec la création de la start-up française LoValTech, dont l’objectif est d’arriver à une autorisation de mise sur le marché du vaccin fin 2023, début 2024.

L’efficacité de ce candidat vaccin nasal a été démontrée in vivo en essai pré-clinique sur modèle murin par l’équipe de recherche BioMAP de l’UMR INRAE-Université de Tours « Infectiologie et Santé Publique » (ISP). Ce projet est accompagné par l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes. La création de la start-up LoValTech (pour Loire Valley Technology) permet d’aller plus loin dans le développement de ce candidat vaccin. Cette start up fondée en janvier 2022 par Isabelle Dimier-Poisson, responsable de l’équipe de recherche BioMAP à l’origine du projet, de l’UMR ISP, et Patrick Barillot, ancien directeur du développement chez Recipharm, détient une licence exclusive d’exploitation du candidat vaccin concédée conjointement par l'Université de Tours et INRAE.
Dès le 1er trimestre 2022, l’enjeu sera de produire ce biomédicament par la société toulousaine GTP Bioways et de lancer au 2e trimestre la production des lots cliniques en vue des essais sur l’homme. Pour cela, une enveloppe de 2,4 millions a été attribuée, (1,5 million provenant du ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation et 0,9 million d'euros par l'ANRS | Maladies infectieuses émergentes, à l’Université de Tours). Deux sociétés spécialisées, Resyca et Aptar Pharma sont associées à la mise au point des systèmes spécifiques d’instillation de ce vaccin nasal. L’ANRS | Maladies infectieuses émergentes sera promoteur des essais cliniques à venir, qui seront menés, au moins pour partie, par le Centre d'Investigation Clinique du CHRU de Tours (structure mixte CHU – Université – Inserm). L’objectif est d’aboutir à une autorisation de mise sur le marché du vaccin fin 2023, début 2024.
Non invasif et nécessitant une logistique simplifiée, ce vaccin serait destiné d’une part aux pays pour lesquels le taux de couverture vaccinale est satisfaisant en tant que rappel vaccinal, afin de protéger la population vaccinée des formes symptomatiques de la maladie et éviter la transmission du virus, et d’autre part aux pays dont les populations ne sont pas vaccinées en primo-intention.

N.B.S.