Tests sérologiques : actualisation des indications

Covid-19

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La HAS actualise ses recommandations pour l’utilisation des tests sérologiques lors du diagnostic, et déconseille leur utilisation pour un suivi post-vaccinal, y compris chez les personnes immunodéprimées.

Le 3 juin dernier, la HAS (Haute Autorité de santé) recommandait l’utilisation des tests sérologiques rapides simultanément à l’injection de la première dose de vaccin contre la Covid-19, afin de déterminer la nécessité d’une seconde dose. Elle actualise à présent ses recommandations pour l’utilisation des tests sérologiques en diagnostic et en contexte post-vaccinal.
La détection d’anticorps sérique par méthode automatisable et/ou test diagnostique rapide (TDR) ou test rapide d'orientation diagnostique (TROD),est désormais indiquée pour les patients symptomatiques graves hospitalisésen cas de tableau clinique ou scanographique évocateur d'infection par le SARS-CoV-2, en diagnostic initial en cas de test PCR négatif ou en diagnostic de rattrapage si le patient n’a pas pu faire faire l'objet d'un test RT-PCR avant sept jours. La détection d’anticorps sérique est également indiquée pour les patients symptomatiques sans signe de gravité suivis en ville en cas de tableau clinique évocateur d'infection par le SARS-CoV-2, en diagnostic initial en cas de test PCR négatif ou en diagnostic de rattrapage si le diagnostic biologique initial n’a pas été effectué. « Ces tests sérologiques, automatisables ou rapides, peuvent être réalisés à partir du 7ème jour qui suit l'apparition des symptômes pour les patients symptomatiques graves hospitalisés et à partir du 14ème jour qui suit l'apparition des symptômes pour les patients symptomatiques sans signe de gravité » rappelle la HAS.

Pas de données sur le statut de protection

En revanche, « il n’existe pas encore de données permettant de définir des corrélats de protection » prévient la HAS. Les tests sérologiques ne sont donc pas pertinents pour le diagnostic initial d’un « patient symptomatique présentant ou non des signes de gravité pour lequel l'examen clinique et la RT-PCR ont été réalisés lors de la première semaine après apparition des symptômes et sont concordants », pour le test des personnes-contacts, pour le suivi des patients Covid-19 lors d’une entrée ou sortie hospitalière, pour le dépistage systématique des groupes professionnels ou celui des patients à risque de forme grave de Covid-19. Ces tests ne sont pas non plus pertinents pour obtenir le pass sanitaire. Par ailleurs, « Il n'est pas pertinent de réaliser des tests d'anticorps répétitifs avec un objectif de suivi individuel de la réponse immunitaire ou vaccinale, quelle que soit la population, personnes immunodéprimées incluses » précise la HAS. Du fait de la moindre efficacité des vaccins chez les personnes immunodéprimées, plusieurs schémas alternatifs de vaccination ont été envisagés, dont l’injection d’une troisième dose. La HAS considère « que la décision de proposer une dose supplémentaire aux personnes immunodéprimées ne peut, à ce stade, être conditionnée au résultat négatif d'une sérologie post-vaccinale et qu’il n’y a pas qu'il n'y a pas lieu, dès lors, de recommander à ce jour une sérologie post-vaccinale chez les patients immunodéprimés ».

NBS