Baisse de la cotation des tests RT-PCR Covid-19

Covid-19

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A partir d’aujourd’hui le tarif de référence passe de B140 à B100 pour les tests de dépistage Covid-19 par RT-PCR selon un arrêté publié dimanche au Journal Officiel.

Le tarif de remboursement de l'acte de détection du génome du SARS-CoV-2 par amplification génique passe de B140 à B100 pour les tests dont les résultats sont rendus entre 12 et 24 heures à partir du premier juin 2021, selon l’arrêté du 29 mai 2021 portant modification de la liste des actes et prestations mentionnée à l'article L. 162-1-7 du code de la sécurité sociale et portant modification de l'arrêté du 12 décembre 2020 portant modification des conditions de remboursement de l'acte de détection du génome du SARS-CoV-2 par amplification génique. La cotation est majorée de B 25 (contre B40 auparavant) si le prélèvement est réalisé avant 14 heures et le résultat est intégré dans le système d'information national de dépistage SI-DEP le même jour, ou bien si le prélèvement est réalisé après 14 heures et le résultat intégré dans le système d'information national de dépistage SI-DEP le lendemain avant 15 heures. A l’inverse, la cotation est minorée de B 25 (contre B40 auparavant), lorsque le résultat de l'examen est intégré dans le système d'information national de dépistage SI-DEP dans un délai supérieur à 24 heures et inférieur à 48 heures après le prélèvement, à l'exception des prélèvements effectués entre 14 heures et 15 heures. « Cette baisse est significative, même si des négociations ont permis une baisse moins drastique que celles voulues par les tutelles » commente François Blanchecotte, président du Syndicat des biologistes (SDB). « J’espère que certains laboratoires ne vont pas devoir arrêter de faire ces tests » s’inquiète Lionel Barrand, président du syndicat Les Biologistes Médicaux. « Nous comprenons le besoin de la CNAM de faire des économies. Mais nous pensons qu’une solution hybride, en baissant moins le tarif de remboursement et en jouant sur les volumes pourrait être trouvée, par exemple en se mettant d’accord avec nos voisins européens pour qu’un test antigénique ou autotest suffise pour les asymptomatiques, comme c’est déjà le cas en Allemagne. L’objectif est de trouver le bon public cible pour le bon test » analyse-t-il.

N.B.S