Des anticorps capables de tuer les cellules infectées par le Sars-CoV-2

Covid-19

©Maksim Tkachenko-istock

Les anticorps polyfonctionnels activés lors d’une infection au Sars-CoV-2 sont capables soit de neutraliser soit de détruire les cellules infectées quelque soit la gravité de la maladie. C’est ce qu’ont mis en évidence des équipes de l’Institut Pasteur, du CNRS et du Vaccine Research Institute (VRI, Inserm/université Paris Est Créteil).

« Cette étude révèle de nouveaux modes d’action des anticorps et suggère que la protection induite par une infection asymptomatique est très proche de celle observée après une infection symptomatique », décrit Olivier Schwartz, co-auteur principal de l’étude et responsable de l’unité Virus et immunité à l’Institut Pasteur et au VRI (Inserm/université Paris Est Créteil). En effet, les chercheurs ont mis en évidence une nouvelle activité antivirale des anticorps secrétés par les personnes infectées par le Sars-CoV-2, capables de neutraliser le virus, mais aussi d’activer des fonctions dites « non neutralisantes », dont la cytotoxicité dépendante des anticorps (antibody-dependent cellular cytotoxicity ; ADCC) et l’activation du complément. « Cette étude a permis de montrer que les individus infectés par le SARS-CoV-2 possèdent des anticorps capables d’attaquer le virus de différentes manières, en l’empêchant d’entrer dans les cellules (neutralisation) ou en tuant les cellules infectées grâce à l’activation des cellules NK (via la fonction ADCC). On parle donc d’anticorps polyfonctionnels », explique Timothée Bruel, co-auteur principal de l’étude et chercheur au sein de l’unité Virus et immunité à l’Institut Pasteur et au VRI. Les personnes asymptomatiques possèdent également des anticorps polyfonctionnels, même si leur réponse est légèrement plus faible que celle des patients atteints de formes modérées de la Covid-19. Ces résultats ont été publiés  dans la revue Cell Reports Medicine, le 21 avril 2021.

NBS