Lyme : vers un consensus dans les recommandations ?

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Alors que de nouvelles recommandations de la HAS devraient sortir prochainement, tour d'horizon des points saillants des recommandations des sociétés savantes, dont la Spilf, et des éléments clés en vue d'un consensus.

Après des mois de coexistence de deux textes de recommandations concurrentes concernant la maladie de Lyme, l’un publié en juin 2018 par la HAS 1 , l’autre un an plus tard par 24 sociétés savantes 2 , dont la Société de pathologie infectieuse de langue française (Spilf) (lire encadré), de nouvelles recommandations de la HAS devraient sortir prochainement.
Le 6 e comité de pilotage du « Plan national de prévention et de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques », organisé le 21 février dernier au ministère des Solidarités et de la Santé a dû affronter les polémiques sur les recommandations controversées de la HAS. La fronde concernant des recommandations relatives au diagnostic et à la prise en charge a ainsi poussé la Direction générale de la Santé à rapporter dans un communiqué que la HAS « relance le processus de rédaction des recommandations avec toutes les parties prenantes en mars », avec une finalisation des travaux repoussée en raison de la crise du coronavirus.
En décembre 2019 lors de la Ricai, le Pr Benoît Jaulhac, directeur du CNR des Borrelia et le Pr Yves Hansmann, chef du service des maladies infectieuses et tropicales du CHU de Strasbourg et membre de la Spilf, ont présenté les points forts des recommandations des sociétés savantes et les éléments les plus problématiques dans la recherche d’un consensus.

La sérologie ne résume pas tout

Le Pr Jaulhac l’a martelé en préambule : le taux d’infection des tiques en Europe varie entre 1 et 30 %, avec une moyenne à 10 % pour les nymphes sur l’ensemble de la France. « Dans 60 à 88 % des cas, après une piqûre, il ne se passe rien, dans 9 à 25 % des cas, se produit une infection avortée avec une séroconversion simple. La maladie clinique ne concerne « que » 3 à 15 % des piqûres avec, pour 84 % des cas, une infection localisée ».
 

Retrouvez l'intégralité de cet article issu de Biologiste Infos n°105 (pg 24, 25, 26) ici