Un patient atteint d'une tuberculose ultra-résistante

Cas clinique

Dr_Microbe-iStockphoto

Ancien usager de drogue, un patient porteur d'une hépatite C active a passé quelques mois dans des prisons géorgiennes. Sortant de prison en 2010, il est porteur d'une tuberculose multirésistante. Il a été hospitalisé dans le service des maladies infectieuses du CHU de Rennes, que dirige le Pr Pierre Tattevin.

En novembre 2017, cet homme de 35 ans est hospitalisé à Rennes, avec un tableau d’altération de l’état général, de fièvre, toux, hémoptysie et dyspnée. Ancien usager de drogue (notamment héroïne et cocaïne), il est substitué, et porteur d’une hépatite C active qui n’a jamais été traitée. Considéré, en 2012, comme guéri de sa tuberculose contractée au sein d’une prison géorgienne, il a rechuté en 2016. Le diagnostic de tuberculose XDR (ultra-résistante) est posé. Il est pris en charge par un centre de référence à Tbilissi, capitale de la Géorgie.

Une mauvaise observance


« Quand il arrive chez nous, explique le Pr Tattevin lors de la Ricai 2019, il est fatigué, a perdu 9 kilos, présente une fièvre à 40°C. La radiographie pulmonaire montre de grosses cavernes ». Il est resté bacillifère malgré le dernier traitement, et ses antibiogrammes montrent des résistances pour toutes les molécules testées, y compris les quinolones. Ce patient a déjà reçu linézolide, bédaquiline, delamanide, cyclosérine et clofazimine. Le bacille, mis en culture, pousse en quatre jours. Un médecin de Tbilissi, contacté, précise que ce patient est considéré en échec, mais qu’il ne prenait pas bien son traitement récemment, avait repris l’alcool et les injections de drogue. L’échec pouvait donc être dû à un problème d’observance.

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