Médecine personnalisée : l’essai MOST

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Crédit photo : Alain Bachellier

Olivier Tredan du centre Léon Bérard (Lyon) a présenté les résultats préliminaires de l’essai MOST (My Own Specific Therapy) pour les cohortes évérolimus et sorafénib dans le cadre de la session consacrée aux thérapeutiques en cours de développement.

Il s’agit d’un essai de phase II randomisé, multicentrique destiné à évaluer le bénéfice clinique des thérapies ciblées utilisées en traitement d’entretien chez les patients atteints de tumeurs solides à un stade avancé ou métastatique. Chez ces patients, une altération moléculaire a été identifiée dans la tumeur pouvant être ciblée par une des thérapies disponibles dans l’essai.

Cinq cohortes correspondant aux cinq thérapies ciblées (sorafénib, évérolimus, lapatinib, nilotinib et pazopanib) sont ainsi étudiées. Sur les 143 patients inclus dans ces cohortes, 48 sont évaluables à 12 semaines pour le sorafénib (S) et 30 pour l’évérolimus (E). Les cohortes S et E comportent 16 et 3 cancers bronchiques. Le pourcentage de patients exempts de progression à 12 semaines est de 32 % et la survie sans progression de 2,7 mois, assez comparables à 29 % et 2,6 mois pour la cohorte S et E (toutes tumeurs), respectivement.

Même si les résultats sont actuellement préliminaires, cet essai est une bonne alternative pour les patients ayant déjà reçu plusieurs lignes de traitements et qui ne seraient pas insérables dans les protocoles axés sur une seule anomalie moléculaire (souvent disponibles en situation de première ou deuxième ligne uniquement). Une réussite dans la stratégie de décryptage moléculaire toutes tumeurs grâce aux plateformes de biologie moléculaire.

D’après l’e-journal de l’ESMO

La rédaction