Intérêt diagnostique des métabolites de la vitamine D

Manifestation

Caroline Le Goff, pharmacien biologiste du CHU de Liège. ©ABF

Si plus de 50 métabolites de la vitamine D sont recensés, actuellement seul le dosage de certains d’entre eux présente un réel intérêt. Caroline Le Goff, pharmacien biologiste du CHU de Liège, détaille les méthodes et l’intérêt du dosage de ces métabolites de la vitamine D.

Sujet phare du laboratoire de Chimie clinique du CHU de Liège, dirigé par le professeur Étienne Cavalier, l’intérêt du dosage des métabolites, produits issus de la dégradation de la vitamine D, fait parfois débat. Lors de la Corata belge, en septembre dernier, Caroline Le Goff a rappelé que leur intérêt peut être crucial. La vitamine D peut avoir deux origines : lorsqu’elle est endogène, elle provient de l’isomérisation de la pré-vitamine D3, qui, en présence de soleil, engendre la vitamine D3. Lorsqu’elles sont exogènes, les vitamines D2 et D3 ont comme source l’alimentation (poisson, jaune d’oeuf, viande). La vitamine D exogène parvient au niveau du foie, via les lipoprotéines de très faible densité (VLDL) ou les chylomicrons grâce au système lymphatique. La vitamine D endogène arrive, quant à elle, au niveau du foie au moyen des protéines vectrices de la vitamine D, les VDBP (Vitamin D-binding protein). Dans cet organe, la vitamine D subit une première hydroxylation, donnant ainsi naissance au premier métabolite de la vitamine D : la 25 hydroxy-vitamine D2 et D3, dont la demi-vie est beaucoup plus longue que celle de la vitamine D. Parvenu au niveau du rein, ce métabolite subit une nouvelle hydroxylation qui donne naissance à un autre métabolite : la 1,25 dihydroxy-vitamine D2 et D3 qui se fixe sur les récepteurs de la vitamine D intestinaux et est donc la molécule active. Il est désormais connu que cette hydroxylation est également possible dans d’autres tissus. Ensuite, la dégradation de la 25 hydroxy-vitamine D2 et D3 et de la 1,25 dihydroxy-vitamine D2 et D3 est régulée par la 24-hydroxylase donnant naissance à la 24,25 dihydroxy-vitamine D2 et D3 et à la 1,24,25 trihydroxy- vitamine D2 et D3 inactive. L’activité la plus connue de la vitamine D et de ses métabolites est musculo-squelettique. « Cette vitamine D, est essentielle pour tout l’organisme et est impliquée dans de nombreuses fonctions notamment cardiaques et immunitaires », complète Caroline Le Goff.

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Agnès BOURAHLA-FARINE