Diagnostic de la syphilis : évolution de la nomenclature et performance des nouveaux tests

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Depuis la récente modification des actes de biologie médicale, le diagnostic sérologique de la syphilis repose sur un seul test tréponémique. Aux dernières Journées Francophones de Biologie Médicale (JFBM) en octobre à Paris, Chantal Roure Sobas, pharmacien biologiste à l’Institut des Agents Infectieux, CH Croix Rousse à Lyon est revenue sur l’évolution des arbres décisionnels et s’est livrée à un comparatif des nouveaux tests automatisés existants sur le marché.

 « La syphilis est une maladie en recrudescence dont l’incidence ne cesse d’augmenter depuis les années 2000, en particulier chez les hommes homosexuels, souvent en co-infection avec le VIH », constate le Docteur Chantal Roure Sobas. Cette maladie de distribution mondiale, qui touche tous les âges et peut survenir plusieurs fois chez une même personne (les anticorps n’étant pas immunisants) est due à une infection à Treponema pallidum. Cependant, « la syphilis n’est pas la seule maladie liée à Treponema pallidum. Il faut donc être vigilant au risque de réactions croisées lors de l’interprétation des tests », précise le Docteur Roure Sobas. Le diagnostic biologique de la syphilis repose essentiellement sur l’utilisation de méthodes sérologiques. « Treponema pallidum ne prend pas la coloration de gram, n’est observable qu’au microscope à fond noir, ce qui rend difficile l’examen microscopique direct », explique Chantal Roure Sobas. Jusqu’à récemment, il était obligatoire de pratiquer deux types de tests sérologiques : un test tréponémique (TT) et un test non tréponémique (TNT).

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Nadia Bastide-Sibille