Inauguration d’un pôle futuriste de recherche à l’Institut Pasteur

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©Antoine Bonnafous

Transcriptomique, protéomique, métabolomique, épigénomique… Inauguré le jeudi 13 septembre, le pôle « Omics » de l’Institut Pasteur réunit des équipes multidisciplinaires et des technologies de pointe. Désormais possible, l’analyse de milliers de données et d’échantillons, fait avancer la recherche en termes d’aide au diagnostic et d’études.

« Ce nouveau pôle propose une approche intégrée de l’échantillon jusqu’à l’analyse et l’interprétation des résultats. Des milliers de données sont analysées et procurent des avancées majeures dans l’aide au diagnostic », confie Olivier Schwartz, directeur scientifique de l’Institut Pasteur. Multidisciplinaire, l’ensemble « Omics » de l’Institut est constitué de deux pôles : le pôle Biomics et le Centre de bio-informatique, biostatistique et biologie intégrative (C3BI). Cette réunion de compétences et de moyens fournira notamment l’analyse de la propagation des épidémies, la compréhension de l’évolution des microbes et des virus et de leurs résistances aux traitements, ou encore l’exploration des données de génomiques humaines pour appréhender les facteurs de prédisposition aux maladies. Par exemple, la plateforme de microbiologie mutualisée (P2M) permet l’exploitation en routine du séquençage à haut débit multi-pathogènes. « De 20 000 à 26 000 échantillons par an sont séquencés sur cette plateforme. Les coûts sont optimisés, le protocole standardisé et les délais minimisés », indique Vincent Enouf, responsable de la plateforme P2M. Dédiée à la santé publique, cette technologie de séquençage de pointe s’intègre désormais dans le panel des outils de surveillance microbiologique. Elle est accessible à l’ensemble des vingt laboratoires de référence de l’Institut Pasteur.
Pour François-Xavier Weill, responsable du laboratoire « bactéries pathogènes entériques » à l’Institut Pasteur, « le séquençage à haut débit a constitué une véritable révolution technologique ». Depuis 2017, ce centre national de référence utilise la plateforme P2M en routine pour surveiller les infections humaines à Salmonella, Shigella, Escherichia coli entéro-hémorragiques et vibrions. « Le séquençage à haut débit a complètement remplacé les technologies existantes qui ont été utilisées pendant 80 ans. Grâce à la plateforme et au support bio-informatique associé, nous séquençons aujourd’hui environ 8 000 échantillons par an », détaille le Dr Weill.
 

Pour lire l'intégralité de cet article issu de Biologiste Infos n°95, abonnez-vous ici ou connectez-vous à votre espace

Nadia Bastide-Sibille