Nouvelle approche thérapeutique contre le diabète

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Crédit photo : Jérôme Rommé - Fotolia

Un nouveau mode de communication entre l’intestin (duodénum) et le cerveau vient d’être mis en évidence. Ayant un rôle sur la régulation de la glycémie, il pourrait servir dans une nouvelle approche thérapeutique contre le diabète.

Après une étude menée par l’Inserm, affirmant que des contractions du duodénum envoient des signaux au cerveau pour réguler la glycémie en période prandiale, l’équipe d’A. Fournel de l’Institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires à Toulouse étudie la possibilité d’aboutir à un nouveau traitement contre le diabète, via l’apeline, une hormone présente dans tout l’organisme. Celle-ci agit en effet sur le système nerveux central, etainsi que sur le système nerveux entérique pour contrôler les contractions du duodénum.

Les résultats obtenus par dans cette nouvelle étude de l’Inserm indiquent que l’apeline stimule les contractions intestinales en début de repas et les diminue à la fin. Selon cette même étude, cette hormone serait aussi à l’origine d’une activité sur les neurones de l’hypothalamus, ralentissant l’utilisation du glucose par les muscles.

Si son action arrivait à être mimée, alors la glycémie pourrait être diminuée. En effet, les résultats obtenus par les chercheurs stipulent que « l’augmentation de la production d’apeline par l’intestin ralentit les contractions intestinales, favorise l’entrée du glucose dans les muscles et abaisse la glycémie. » Lapeline pourrait donc être un nouvel outil potentiel contre le diabète.

Un peptide possédant les mêmes propriétés bénéfiques sur la glycémie serait en cours de développement. Le professeur Claude Knauf, co-auteur de l’étude, précise tout de même que la concentration en peptide analogue de l’apeline reste déterminante, « le peptide pouvant en effet avoir des effets opposés, selon la dose utilisée. »

Source : A. Fournel et coll. Apelin targets gut contraction to control glucose metabolism via the brain. Gut, édition en ligne du 12 novembre 2015

Elisa JOAQUIN