Diagnostiquer plus rapidement la septicémie

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Crédit photo : © lightwise

Les scientifiques, médecins et concepteurs du projet "Fast Diagnosis" ont développé une technologie pour le diagnostic rapide et à faible coût de la septicémie.

La septicémie, ou infection du sang, se traduit par une réaction inflammatoire causée par la présence de germes pathogènes qui passent dans le sang. Le système immunitaire est alors mis en marche, afin d’attaquer les agents pathogènes, mais il arrive parfois qu’il attaque également les propres organes du patient. Le diagnostic rapide est ainsi primordial pour pouvoir débuter une thérapie adaptée et sauver la vie des patients.

Une nouvelle technique de diagnostic basée sur des technologies optiques permet une identification rapide des agents pathogènes, et une meilleure estimation de l'état de développement de la maladie. Le nouvel appareil peut réaliser trois analyses simultanément. Il détecte des molécules formées ou dégradées lors d'une septicémie, ce qui donne des informations sur l'évolution de la maladie. Le test donne en quelques minutes la probabilité d'existence de la maladie, à partir de laquelle sont établis les pronostics et stratégies de traitement.

Ont pris part à ce projet les entreprises R-biopharm, QIAGEN Lake Constance, et rap.ID Particle systems, ainsi que des partenaires cliniques de Iéna (Thuringe) et Dresde (Saxe) :

- Institut de microbiologie médicale de la clinique universitaire d'Iéna,

- Institut de chimie clinique et de diagnostic de laboratoire de la clinique universitaire d'Iéna,

- Institut de chimie clinique et médecine de laboratoire de la clinique universitaire de Dresde,

- Institut de chimie physique de l'Université de Iéna.

Les entreprises ont apporté leurs connaissances et savoir-faire en matière de médecine de laboratoire, et de développement de tests diagnostiques, tandis que la coopération avec les partenaires académiques a permis d'étudier de nouvelles combinaisons de biomarqueurs à partir d'échantillons prélevés sur les patients.

Cette coopération devrait se prolonger après la fin du projet : des projets complémentaires sont prévus. Il est en effet nécessaire de tester le dispositif dans le quotidien des cliniques et cabinets médicaux. D'autre part, l'Université d'Iéna et l'entreprise rap.ID Particle Systems travaillent, toujours dans le cadre du projet "Fast Diagnosis", à l'identification d'agents pathogènes par spectroscopie Raman. Le "Bio Particle Explorer" reconnaît des germes uniques et ne nécessite donc pas de cultiver les échantillons. La durée nécessaire pour déterminer la présence de bactéries dans les fluides corporels peut ainsi passer d'une journée à quelques heures.

Le projet "Fast Diagnosis" est financé par le Ministère fédéral allemand de l'enseignement et de la recherche (BMBF) à hauteur de 4,2 millions d'euros.

La rédaction avec les Bulletins électroniques