NA-NOSE: un test de diagnostic du cancer basé sur l'haleine

Cancérologie

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PARIS, 20 juin 2012 - Une nouvelle technique basée sur un test de souffle et développée par des chercheurs de l'Institut israélien de technologie (Technion) permettrait de détecter instantanément la présence d'un cancer, même dans ses premiers stades, selon un communiqué du pôle "Recherche et innovation" de la Commission européenne.

Diagnostiquer un cancer le plus précocement possible est souvent la clé pour assurer la survie. Conçu pour imiter l'odorat très sensible d'un chien, le NA-NOSE, un "nez électronique" donne une lecture instantanée de la présence et de l'avancée d'un cancer, après analyse d'un échantillon d'haleine de patient, selon le professeur Hossam Haick du Technion qui a dirigé cette recherche.

Le test fonctionne grâce à une rangée de capteurs d'or nanoparticulaires, capables de détecter de minuscules changements moléculaires qui se produisent dans le sang des patients atteints de cancer. La détection est réalisée à des niveaux de concentration si faibles qu'elle pourrait être comparée au repérage d'une fleur unique dans un vaste champs de fleurs, grâce au seul sens de l'odorat.

Testé sur un groupe de 62 volontaires - certains présentant un cancer de la tête et du cou, d'autres un cancer du poumon et d'autres encore, étant en bonne santé - le NA-NOSE a diagnostiqué correctement tous les patients avec les deux types de cancer et tous ceux en bonne santé sauf deux.

Cette technologie basée sur l'utilisation de traces infimes moléculaires, permet de détecter la présence de cancers émergents, mais aussi d'effectuer la distinction entre différents types de cancer (notamment des cancers du poumon, du sein, colorectal, de la prostate et de la tête et du cou). Selon ses concepteurs, le NA-NOSE pourrait également déceler les signes précoces d'autres maladies graves telles que les maladies hépatiques, rénales, d'Alzheimer ou de Parkinson. D'autres tests seront nécessaires pour valider cette technologie, mais s'ils s'avèrent positifs, ce nez électronique pourrait être utilisé dans les trois ans qui viennent pour la détection du cancer du sein et du cancer colorectal et dans sept ans environ pour la détection d'autres types de cancer, a indiqué le professeur Hossam Haick.

Ce projet a été financé à hauteur de 1,7 millions d'euros grâce à une bourse d'excellence Marie Curie attribuée par la Commission européenne. Pour plus d'informations, cliquer ici.

EC

Crédit photo: oregondot-everystockphoto.com