Des avancées pour le développement durable

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Plusieurs initiatives de développement durable en biologie médicale ont été présentées lors des Biomed-J fin mai , avec les témoignages de Dominique Lunte, présidente du réseau LBI et de Michel Guyon, directeur marketing Roche Diagnostic France.

Le laboratoire Maymat (13 sites, 36 véhicules), situé dans le centre de la France et dirigé par Dominique Lunte, présidente du réseau Les Biologistes Indépendants (LBI) s’est récemment lancé dans la démarche RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), en se basant sur les objectifs adoptés par l’ONU en 2015 (Organisation des Nations Unies), et en particulier l’objectif 13 de lutte contre le réchauffement climatique. « En se lançant dans ce projet, nos objectifs sont une diminution des coûts pour nous, pour la planète, pour demain, mais aussi l’ouverture de perspectives, de champs de recrutement… » affirme Dominique Lunte lors des Biomed-J 2022. Première étape : un bilan RSE. « Je vous encourage tous à le faire. Nous n’avons pas eu une bonne note en environnement, ce qui nous a mis un coup de pied aux fesses » relate le Dr Lunte. Le laboratoire a alors élaboré un plan d’action, avec pour objectifs la diminution de l’emprunte carbone des véhicules de 20% en 5 ans, l’adoption d’un comportement éco-responsable et l’optimisation de la dépense énergétique et de la gestion de l’eau des bâtiments. « Nous avons acheté des véhicules électriques, mis en place des boitiers d’écoconduite dans les voitures et réalisé un audit sur chacun de nos sites pour mettre en place des actions adaptées à chacun des bâtiments » détaille la présidente du réseau LBI. « C’est très valorisant pour l’entreprise et représente un fort levier d’implication » résume-t-elle.
« With no sustainability, there is no future » surenchérit Michel Guyon, directeur marketing Roche Diagnostic France en introduction de son intervention. Avec une démarche RSE initiée en 2018, les objectifs de la société de diagnostic in vitro sont non seulement la déduction de son impact environnemental, mais aussi de renforcer ses relations partenariales. En pratique, cela se traduit par une action sur l’écoconception des produits (réduction des émissions des analyseurs, de la quantité de déchets plastiques…) et une réflexion sur le recyclage des produits « une étude est en cours pour revaloriser les cartouches de réactif » illustre Michel Guyon. « Pour agir concrètement, nous avons besoins de recueillir vos attentes sur les questions RSE » rappelle-t-il.

N.B-S.