Quels tarifs pour les tests de dépistage à partir du 15 octobre ?

Covid-19

©Elena Brovko-istock

Comme annoncé par Emmanuel Macron en juillet dernier, à partir du 15 octobre prochain les tests de dépistage de la Covid 19, PCR et antigéniques, ne seront plus systématiquement pris en charge pour les non-vaccinés.

« Seuls les tests réalisés dans un but de dépistage seront désormais pris en charge par l’Assurance maladie. Les tests réalisés en vue d’obtenir un passe sanitaire deviendront payant » annonce le ministère des solidarités et de la santé dans un dossier de presse publié le 8 octobre. Ces tests n’étaient déjà plus remboursés pour les non-résidents depuis le 7 juillet dernier. Alors que 7,5 millions de français ne sont pas encore vaccinés, l’objectif pour le gouvernement est d’encourager la vaccination,« qui constitue la meilleure façon de se protéger et de protéger les autres et la clé de la sortie durable de crise » rappelle le ministère des solidarités et de la santé.

Fin du remboursement des tests pour l'obtention du passe sanitaire

Le tarif de référence sera de 43,89 € pour les tests RT-PCR et de 22,02 € pour les tests antigéniques (TAG) réalisés par les laboratoires de biologie médicale (contre 25,01 € la semaine et 30,01 € le week-end pour les TAG réalisés en pharmacie). Les personnes non vaccinées et souhaitant se faire tester en vue d’obtenir le passe sanitaire ne seront plus remboursées. En revanche, les patients ayant un schéma vaccinal complet, une contre-indication à la vaccination, un certificat de rétablissement de moins de six mois ou une prescription médicale, les mineurs, les cas contact identifiés par l’Assurance maladie et les personnes concernées par des campagnes de dépistage collectif continueront à bénéficier d’une prise en charge.
Les documents justificatifs pour pouvoir en bénéficier seront les suivants : un certificat de vaccination, de contre-indication vaccinale ou de rétablissement, sous forme de QR-Code, une pièce d’identité pour les mineurs, un justificatif de contact à risque envoyé par l’Assurance Maladie, ou une prescription médicale de moins de 48h. « Le professionnel de santé pourra vérifier l’authenticité de la preuve via TAC verif ou en consultant les données de Contact-Covid pour les justificatifs de contacts à risque » précise le ministère des solidarités et de la santé. Un arrêté précisant les modalités de ce déremboursement devrait être publié au Journal Officiel dans les prochains jours.

Quel impact sur l’activité des LBM ?

Conséquences de cet arrêté, le nombre de tests réalisés va-t-il continuer de baisser comme c’est le cas depuis le pic atteint à la mi-août (5,7 millions de tests validés la semaine du 16 au 22 août contre 3,5 millions la semaine du 27 septembre au 3 octobre) ? C’est pour le moment difficile à dire.  « Les laboratoires vont probablement se reconvertir en TAG, avec vérification des tests positifs par une PCR » anticipe François Blanchecotte, président du SDB (Syndicat des biologistes). « C'est un pari du gouvernement pour encourager la vaccination. Le risque est que les non-vaccinés symptomatiques cessent de se faire dépister ou le fassent tardivement, et que cela mette en péril la stratégie Tester-Alerter-Protéger » s’inquiète Lionel Barrand, président du syndicat Les Biologistes Médicaux. En parallèle, les LBM se préparent pour la vaccination, ouverte à la profession depuis début juillet, mais dont certaines modalités pratiques, notamment de facturation restent encore à éclaircir. « Nous sommes en discussion avec le ministère, qui va prochainement publier une fiche sur le sujet » partage Lionel Barrand. « L'idéal serait de pouvoir la proposer dès le 15 octobre, en alternative aux tests » projette François Blanchecotte.

N.B.S.