Les biologistes médicaux associés à la vaccination

Covid-19

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Dans un avis publié vendredi, la HAS recommande d’élargir la possibilité d’administrer ou d’injecter les vaccins contre la Covid-19 à d’autres professionnels de santé que ceux déjà autorisés, incluant notamment les pharmaciens biologistes et les techniciens de laboratoire, mais uniquement en centre de vaccination pour le moment.

Les professionnels de la biologie médicale vont enfin pouvoir participer à la vaccination contre la Covid-19, mais seulement en centre de vaccination. La HAS (Haute Autorité de Santé) a rendu vendredi, le 26 mars, un avis favorable à « diversifier les profils des vaccinateurs, mais aussi des prescripteurs » dans le but de « mobiliser plus de professionnels compétents afin de vacciner rapidement toutes les personnes concernées ». Cet avis intervient dans le cadre d’un projet de projet de décret d’urgence sanitaire. Cette mesure permettrait « potentiellement à près de 252 000 effecteurs supplémentaires de participer à la campagne de vaccination contre le SARS-CoV-2, dont 45 065 techniciens de laboratoire» précise la HAS. Ainsi, au-delà des professionnels déjà autorisés à administrer les vaccins (médecins, sages-femmes, infirmiers, pharmaciens d'officine), la HAS recommande d’élargir la possibilité d’administrer (ie préparation et injection des doses) aux pharmaciens, y compris, en ce qui concerne les centres de vaccination, aux pharmaciens exerçant dans un laboratoire d'analyse de biologie médicale. Ces derniers peuvent aussi être associés à la prescription des vaccins « avec les mêmes exceptions que pour les pharmaciens d'officine (femmes enceintes et personnes présentant un trouble de l'hémostase) ». La HAS recommande également d’entendre la possibilité d’injecter les vaccins en centres de vaccination, notamment aux techniciens de laboratoire et aux étudiants en médecine de deuxième année du premier cycle (sous réserve d'avoir réalisé préalablement leur stage infirmier), et en deuxième ou troisième cycle en médecine et en pharmacie.
"Dans un premier temps nous fournirons sans doute des bras pour les vaccinodromes" analyse François Blanchecotte, président du Syndicat des Biologistes. "Mais à terme, il faudra de multiples points de vaccinations pour répondre à toutes les demandes. Nous avons beaucoup de sites qui seraient disponibles l'après midi pour vacciner" ajoute-t-il. "Le fait que l'on ne puisse administrer le vaccin qu'en centre de vaccination pour le moment est très décevant. Il faut une vaccination massive. Nous sommes disponibles pour utiliser nos ressources humaines et matérielles pour développer les points d'accès à la vaccination" surenchérit Lionel Barrand, président du syndicat Les Biologistes Médicaux.

NBS