Prix LNE de la recherche 2020

Laboratoire national de métrologie et d’essai

François Gaie-Levrel (à droite)et Vincent Delatour (à gauche) reçoivent le Prix LNE de la recherche 2020 ©LNE

Vincent Delatour et François Gaie-Levrel, reçoivent le Prix LNE de la recherche 2020 respectivement pour leurs travaux sur la fiabilité et comparabilité des examens de biologie médicale et sur la caractérisation métrologique d’aérosols.

Créé en 2009, le Prix LNE (Laboratoire national de métrologie et d’essai) de la recherche récompense cette année Vincent Delatour et François Gaie-Levrel pour leurs travaux portant respectivement sur le diagnostic de la maladie d’Alzheimer et l’évaluation des performances de filtration des masques, ainsi que sur leur projet commun visant à  optimiser l’analyse du risque de maladies cardiovasculaires.  
Vincent Delatour est titulaire d’un diplôme d’ingénieur en biotechnologies de l’INSA de Lyon et d’un doctorat à l’interface de la biophysique et de la biochimie au CNRS de Gif sur Yvette. Ses travaux au LNE portent, entre autres, sur l’amélioration du diagnostic de la maladie d’Alzheimer, en développant des méthodes de références pour le dosage de la protéine Tau, indicateur précoce de l’apparition et de l’évolution de la maladie. L’objectif est d’assurer une plus grande comparabilité des mesures réalisées au sein des laboratoires d’analyse. Pour ces travaux, menés en lien avec le CHU de Montpellier, Vincent Delatour et ses collègues ont reçu un financement de l’association France Alzheimer.
François Gaie-Levrel possède une formation universitaire de physico-chimie complétée par une spécialisation de niveau doctoral en pollution atmosphérique. Ses recherches aux LNE portent sur la caractérisation métrologique d’aérosols dans les domaines de la combustion, de l’industrie, de la biologie et de la pollution atmosphérique. Depuis le début de la crise sanitaire, il s’est penché sur l’efficacité des masques de protection, avec le développement d’un banc de tests des performances de filtration des différents types de masques, afin d’accompagner les pouvoirs publics et les industriels dans la qualification des masques chirurgicaux, grand public et FFP2.
Depuis 2016, Vincent Delatour et François Gaie-Levrel travaillent conjointement au développement d’une nouvelle méthode de comptage des lipoprotéines par SMPS (Scanning Mobility Particle Sizer). Ce projet a permis d’évaluer la comparabilité des techniques permettant de quantifier les différentes sous-classes de lipoprotéines, afin d’obtenir les données les plus complètes possibles sur le risque de maladie cardiovasculaire.

NBS