L’OMS met à jour ses recommandations

TDR Covid-19

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L’OMS recommande les TDR Covid-19, basés sur des prélèvements nasopharyngés, pour la détection de clusters épidémiques.

Les tests de détection directe des antigènes du Sars-CoV-2 offrent l’avantage d’un coût moins élevé et permettent un résultat rapide, en quelques minutes ou dizaines de minutes. Mais quelle place doivent-ils occuper dans le diagnostic ?
L’Organisation mondiale de la Santé a publié le 11 septembre dernier ses conseils en la matière. Elle s’est intéressée à ce jour à des tests s’appuyant sur des prélèvements nasopharyngés. Les données actuellement disponibles, jugées insuffisantes par l’OMS, montrent une sensibilité très largement variable : de 0 à 94 % ! Leur spécificité, en revanche, se révèle élevée et très homogène d’une étude à l’autre, supérieure à 97 %. Elle indique que ces tests semblent plus fiables quand la charge virale est importante (plus de 106 copies du génome viral/m), c’est-à-dire dans la phase pré symptomatique (1 à 3 jours avant l’apparition des symptômes) et dans les premières phases symptomatiques (dans les 5 à 7 premiers jours de la maladie). « Malgré ces limites de performances, s’ils sont correctement réalisés et interprétés, les TDR de détection d’antigènes pourraient jouer un rôle significatif dans la gestion des patients et dans les prises de décision en matière de santé publique […], quand les tests PCR ne sont pas disponibles ou quand leurs délais d’exécution les rendent cliniquement inutiles », appuie l’OMS. Cela à condition de choisir un test de sensibilité supérieure à 80 % et d’une très grande spécificité (≥ 97%), de les utiliser pour répondre à des cas suspects d’épidémies dans des lieux fermés ou semi-fermés (Ehpad, prisons, bateaux de croisières, écoles, lieux de travail, par exemple), et non dans des situations de faible prévalence comme à l’entrée d’un pays ou en cas de don du sang.
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VD