Apprendre à gérer la vague de demandes

Tests RT-PCR

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Face à la vague de demandes de tests RT-PCR Covid depuis cet été les laboratoires de biologie médicale vacillent. Le SJBM lance un appel au civisme et au respect des règles de priorisation.

Le nombre de tests réalisés est passé de 300 000 par semaine à plus d’un million début septembre. De quoi saturer les laboratoires. Le Syndicat des jeunes biologistes médicaux (SJBM) alerte sur les dangers de cette situation dans un communiqué : « une politique de santé ne doit pas être fondée sur le chiffre mais sur la pertinence médicale des examens PCR ».
Le rendu des résultats demande parfois plusieurs jours, « ce qui est contre-productif dans la lutte contre l’épidémie ». Certains laboratoires sont en pénurie de réactifs. Les équipes s’épuisent et subissent des agressions. « Les laboratoires ne peuvent pas prioriser toutes les demandes par manque d’information » souligne le SJBM. Pourtant il faut cibler les personnes symptomatiques, les cas contacts et personnes asymptomatiques à risques c’est-à-dire au retour de voyage d’un pays où l’épidémie fait rage. « Il est indispensable que le raisonnement médical prenne le pas sur l’affichage politique car il est impossible de dépister 70 millions de français : cela prendrait 70 semaines soit près d’un an et demi ! » s’emporte le syndicat.
Le SJBM lance donc un appel :
- au civisme pour que les Français sans indications n’aillent pas se faire dépister inutilement ;
- au ministère pour rappeler ces indications au grand public et pour que la priorisation des examens PCR se fasse sur la base d’une ordonnance médicale ;
- aux ARS pour stopper les campagnes massives de dépistage à l’échelle d’un territoire entier auprès des populations asymptomatiques sans risque particulier.

JS