Un nouveau biomarqueur de susceptibilité au cancer gastrique

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Un potentiel marqueur de susceptibilité au cancer gastrique a été identifié, ouvrant des perspectives pour la prise en charge des patients.

H. pylori serait aujourd’hui responsable d’environ 90 % des cancers gastriques dans le monde (environ 800 000 décès par an).  Des chercheurs de l’Institut Pasteur, du CNRS, de l’Université de Rennes 1, en collaboration avec l’IMSS à Mexico et l’Université de Florence en Italie, ont analysé les mécanismes impliqués dans le développement du cancer gastrique au cours de l’infection par la bactérie pathogène Helicobacter pylori. Ils se sont basés sur les études préalables du groupe de Marie-Dominique Galibert, chercheuse à l’Institut de génétique et développement de Rennes (Université de Rennes 1 / CNRS), qui avaient mis en évidence in vitro qu’en réponse aux dommages de l’ADN, p53 était stabilisée grâce à son interaction avec le facteur de transcription USF1, lui permettant ainsi d’agir sur la réparation de l’ADN. Or ces mêmes travaux ont montré que H. pylori empêche la formation des complexes USF1/p53 au niveau du noyau cellulaire, ce qui favorise la carcinogénèse gastrique. Les chercheurs ont pu confirmer ces résultats in vivo et sur un plan clinique : de faibles niveaux d’USF1, associés à de faibles niveaux de p53, indiquent un plus mauvais pronostic chez les patients atteints de cancer gastrique.
« Nous avons démontré pour la première fois que la perte du facteur de transcription USF1 accélère la carcinogénèse induite par Helicobacter pylori. Ce qui fait d’USF1, un potentiel biomarqueur de susceptibilité au cancer gastrique et une nouvelle cible thérapeutique dans le traitement de ce cancer » indique Eliette Touati, co-dernière auteure de l’article et chercheuse au sein de l’unité Pathogenèse de Helicobacter (Institut Pasteur/CNRS)

Les résultats ont été publiés dans la revue Gut le 10 décembre 2019

NBS