Le CNS émet des propositions concernant la politique de dépistage du VIH

Journée mondiale de lutte contre le sida

©zak00-istock

A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida du premier décembre, le CNS (conseil national du sida et des hépatites virales) a émis une note valant avis sur les orientations de la politique de dépistage du VIH en France.

« En dépit des efforts engagés, les indicateurs ne montrent pas de réduction de l’épidémie en France d’un niveau aussi important qu’à l’étranger, dans des villes et des pays comparables aux nôtres » déplore le CNS, malgré certaines données récentes suggérant « l’amorce d’une inflexion qui reste à confirmer ». « Les objectifs dits « 3 x 95 » (95% de personnes diagnostiquées parmi les personnes infectées ; 95% de personnes sous traitement antirétroviral parmi les personnes diagnostiquées ; 95% de personnes en succès thérapeutique (charge virale indétectable : <50 copies/ml)) que la France s’était fixée d’ici à 2020 ne seront pas atteints » précise-t-il. Dans ce contexte, le CNS propose en premier lieu daméliorer la production de données épidémiologiques actualisées et territorialisées. En effet, « le nombre de nouvelles découvertes de séropositivité n’est pas un indicateur suffisant pour piloter l’action publique et une actualisation plus rapide et plus fréquente des estimations d’incidence est nécessaire » estime le CNS. En second lieu il est proposé « d’aller plus loin dans la diversification du dépistage et de ses acteurs en partant des besoins des personnes », et de « faciliter l’accès aux différents outils de dépistage ». Sur ce point, le CNS approuve l’expérience « Labo sans ordo », VIH TEST lancée en juillet dernier et recommande de « simplifier et accélérer l’accès aux sérologies classiques ». De plus, « le développement de la téléconsultation constitue une autre piste pouvant offrir une alternative pour faciliter l’accès à une sérologie VIH ou au dépistage plus large des IST » projette le CNS, qui recommande également d’enrichir l’offre de TROD et de renforcer la diffusion des autotests. Enfin, la dernière proposition du CNS consiste à « territorialiser les politiques de dépistage » avec des initiatives du type « ville ou territoiresans sida » déjà engagées par certaines collectivités territoriales (Paris, Montpellier, Alpes-Maritimes...).

NBS

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