La réforme des études de santé déçoit les étudiants et inquiète les doyens

Réforme des études de santé

©clu-istock

Les textes encadrant la suppression de la Première Année Commune aux Etudes de Santé (PACES) et les nouvelles modalités d’accès aux études de santé sont parus au Journal officiel sous forme de deux décrets (textes n°18 et n°19) et d’un arrêté.

Dès la rentrée 2020 les universités doivent mettre en place des modalités d'accès aux études de santé après une, deux ou trois années d'études supérieures de santé et chaque étudiant pourra présenter sa candidature deux fois. Les associations d’étudiants en pharmacie (Anepf), médecine (Anemf) et kinésithérapie (FNEK) réagissent avec amertume : « devant des textes aussi flous, et l’absence de moyens financiers suffisants de la part de l’Etat, les seules possibilités que l’on nous offre sont la reproduction de pratiques passées et dépassées ». La réforme du premier cycle des études de santé n’est pas à la mesure de leurs attentes et propositions. Ils déplorent un « contenu dénaturé par le gouvernement » et une « prudence excessive des Universités ». « Comment transformer en profondeur le système de santé et adapter la formation des étudiants avec une réforme timide et s’étalant sur des années ? » s’interrogent-ils. « Finalement, le recrutement des étudiants ne changera pas et peut-être pourrons-nous espérer un léger renouveau des programmes ». 

La Conférence des doyens des facultés de médecins s’inquiète du manque d’accompagnement et de moyens financiers. Jean Sibilia, président de la Conférence a affirmé à APM news le 12 novembre « être prêt à renoncer à mettre en place les réformes liées aux études de santé si les moyens ne sont pas suffisants. Les conditions de la réussite de cette réforme passe par la conservation de la sélectivité des études médicales, la modélisation les besoins à 5-10 ans en nombre de médecins formés et la diversification du profil des étudiants».

La rédaction

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