Intégrer la biologie délocalisée dans le suivi des patients sous AVK

Article 51

©serts-istock

Le projet Di@pason, expérimentation visant à intégrer la biologie délocalisée pour les patients chroniques sous AVK, a été autorisé pour 18 mois à compter de l’inclusion du premier patient par un arrêté publié le 4 octobre 2019 au journal officiel, dans le cadre de l’article 51 de la loi de de financement de la sécurité sociale.

Le projet Di@pason vise à « moderniser le parcours de soin biologique des patients chroniques sous AVK (anticoagulant anti vitamine K) en ville grâce à la biologie délocalisée connectée au laboratoire de biologie médicale, la coordination des professionnels de santé par le numérique et la mise en place d’un protocole de prescription détaillée du médecin vers l’infirmier ». Cette expérimentation permettrait de réduite la durée du parcours de soin de 6-12h actuellement à 15 minutes, et s’appuie sur 4 piliers : 1- la mesure d’INR (international normalized ratio) par un infirmier (IDE) grâce à un dispositif portable connecté du type LabPad INR (Avalun) ; 2- la connexion permanente de ce dispositif au LBM grâce à une application métier du type PAD de la société Sil-Lab Innovation ; 3- l’adaptation de la posologie AVK du patient en direct par l’IDE et la réalisation des INR de contrôle coordonnée en lien avec le biologiste et le médecin traitant ; 4-la prise en charge au travers d’un forfait rattaché au patient incluant l’ensemble des actes de biologie et infirmiers. Autorisée pour 18 mois dans le cadre de l’article 51 de la loi de de financement de la sécurité sociale, si cette expérimentation est concluante, cette nouvelle organisation « pourrait servir de modèle et être progressivement étendue à d'autres maladies chroniques dont le suivi repose sur la réalisation régulière de mesures biologiques » indique le cahier des charges du projet.

NBS

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