Un nouveau mécanisme d’antibiorésistance découvert chez Listeria monocytogenes

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© Institut Pasteur

Listeria monocytogenes serait capable de relancer la croissance protéique en présence d’antibiotiques ciblant les ribosomes.

Dans une étude publiée en 2018*, les chercheurs ont découvert que le gène HflXr était activé chez Listeria monocytogenes en présence d’antibiotiques tels que la lincomycine et l’érythromycine, qui bloquent la synthèse protéique. L’activation de ce gène permet le réamorçage de la synthèse protéique grâce à la dissociation des ribosomes bloqués en deux sous-unités ribosomiques fonctionnelles. Le gène HflXr est présent chez un grand nombre de bactéries, en particulier les firmicutes, ce qui suggère que ce mécanisme d’antibiorésistance ne serait pas l’exclusivité de Listeria monocytogene.
Ces résultats ont été obtenus avec la méthode d’analyse appelée « term-seq », qui permet de connaître, dans différentes conditions expérimentales, la longueur et l’abondance des ARN messagers (ARNm) dans un échantillon donné et donc le degré d’expression des gènes correspondants.

*La découverte de ce mécanisme d’antibiorésistance inédit par des chercheurs de l’institut Pasteur, en collaboration avec l’Inserm, l’Inra, le CNRS et l’Institut Weizmann des Sciences d’Israël a été publiée en décembre dernier dans la revue PNAS.

NBS