Inauguration d’un pôle futuriste de recherche à l’institut Pasteur

Biologie computationnelle

© Antoine B. Photographie

Transcriptomique, protéomique, métabolomique, épigénomique… Le pôle « Omics » de l’institut Pasteur, inauguré jeudi 13 septembre, réuni des équipes multidisciplinaires et des technologies de pointe. L’analyse désormais possible de milliers de données et d’échantillons, fait avancer la recherche en termes d’aide au diagnostic et d’études.

« Ce nouveau pôle permet une approche intégrée de l’échantillon jusqu’à l’analyse et l’interprétation des résultats. Des milliers de données sont analysées et permettent des avancées majeures dans l’aide au diagnostic » confie Olivier Schwartz, directeur scientifique de l’institut Pasteur. L’ensemble « Omics » de l’institut est constitué de deux bâtiments : le bâtiment Simone Veil accueille le pôle Biomics et le bâtiment Alexandre Yersin accueille le Centre de biostatistique et biologie intégrative (C3BI). Cette réunion de compétences et de moyens permettra notamment :
-          l’exploitation du séquençage à très haut débit dans un outil de diagnostic ou d’études épidémiologiques,
-          le développement d’algorithmes d’analyse de génomes et méta-génomes,
-          la modélisation de systèmes biologiques complexes,
-          l’optimisation de la médecine de précision dans les maladies infectieuses
-          l’étude des réponses vaccinales ou encore de maladies génétiques.
Par exemple, la plateforme de microbiologie mutualisée (P2M) permet l’exploitation en routine du séquençage à haut débit multi-pathogènes. « De 20 000 à 26 000 échantillons par an sont séquencés sur cette plateforme. Les coûts sont optimisés, le protocole standardisé et les délais minimisés » Indique Vincent Enouf, responsable de la plateforme P2M. Dédiée à la santé publique, cette technologie de séquençage de pointe s’intègre désormais dans le panel des outils de surveillance microbiologique et est accessible à l’ensemble des 20 laboratoires de référence de l’institut Pasteur.
Un autre exemple de projet précurseur : DIVA, la plateforme logicielle qui permet de percevoir en 3 dimension des organes ou des tumeurs grâce à un casque 3D. Ce nouvel outil marque une rupture profonde dans la pratique médicale en rendant possible l’extraction d’informations clé pour le diagnostic comme des mesures quantitatives de forme et de diagnostic.

NB