Eurofins annonce la progression de +23 % de son chiffre d’affaires au 1er trimestre 2018

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Biologiste infos
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Le chiffre d'affaires d'Eurofins progresse de + 23 % au 1er trimestre 2018 pour atteindre 839 millions d'euros. Malgré une croissance organique proche de 4 % comparativement plus faible que celle du premier trimestre 2017, Eurofins se dit « en voie d'atteindre son objectif 2018 de 3,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires. »

Le groupe, qui a démarré avec un laboratoire nantais de quatre personnes en 1987, compte désormais plus de 400 laboratoires à travers le monde en 2018, plus de 35 000 employés et est présent dans 44 pays. Leader mondial de l’analyse clinique de pointe dans les domaines de l’alimentation, de l’environnement, et de la pharmaceutique, Eurofins confirme sa bonne santé, en publiant le 24 avril, la progression de son chiffre d’affaires (C.A) de + 23 % au 1er trimestre 2018. L'Amérique du Nord reste la première région d'Eurofins avec environ 32 % du chiffre d'affaires total du Groupe au premier trimestre 2018, suivie par la France avec environ 22 % du C.A du Groupe, devant l'Allemagne qui génère près de 12 % du C.A du Groupe. Le Benelux, le Royaume-Uni et l'Irlande et les pays nordiques ont chacun contribué entre 6 % et 7 % aux revenus de ce premier trimestre de 2018.

Lors d’une conférence de presse donnée début mars 2018, Gilles Martin, PDG d’Eurofins a détaillé les résultats du groupe : « Nous avons dépassé les objectifs que nous nous étions fixés. Ce sont des objectifs que nous avions déjà relevés plusieurs fois, la dernière fois en octobre dernier. Nous avons dépassé ces objectifs en termes de chiffres d’affaires consolidé et en termes de C.A proforma. Par ailleurs, nous avons dépassé nos objectifs de rentabilité. Nous avons donc relevé nos objectifs pour cette année de 3,6 à 3,7 milliards de C.A pour 2018. Cette augmentation de 3 % est supérieure au niveau de croissance organique de beaucoup de nos concurrents. » Eurofins maintient donc son objectif à moyen terme de générer 4 milliards de C.A pour 2019, initialement fixé à l’année 2020. « Notre objectif était de doubler de taille en 5 ans, rappelle le président d’Eurofins. La bonne performance du Groupe nous permet désormais de rester optimistes quant à l'atteinte de cet objectif en seulement 4 ans », assure-t-il.

Cet objectif sera décliné de la manière suivante, explique Gille Martin : « nous prévoyons d’ajouter environ 200 millions de C.A chaque année par acquisition et nous envisageons une croissance organique annuelle supérieure à 5 %. » Ses investissements stratégiques continus incluent le développement et le déploiement des systèmes informatiques propriétaires de dernière génération du Groupe, l'accélération récente du programme de démarrage de laboratoires – 30 laboratoires ont été créés l’an dernier-, l'agrandissement substantiel des grands laboratoires et l'expansion significative du portefeuille technologique d’Eurofins.

L’année 2017 constitue, selon le PDG, une « année record » en acquisitions avec l’intégration de 60 entreprises en 2017, ce qui a amené 700 millions de chiffre d’affaire supplémentaire dans des activités de pointe, de services à la pharmacie, de services à l’agrochimie, d’analyses cliniques génétiques. « Toutes ces entreprises ont élargi notre présence géographique (ajout de 5 pays) et ont ajouté des tests dont nous ne disposions pas au sein de notre portefeuille », indique le PDG d’Eurofins.

Au-delà des éléments financiers, le groupe Eurofins a également renforcé son leadership mondial dans de nombreux domaines, notamment dans le développement de semences et de produits phytosanitaires pour la production agricole, où il est devenu le n°1 mondial avec l’acquisition des laboratoires EAG aux Etats-Unis. « Nous avons aussi accru notre présence sur la partie discovery de l’analyse pharmaceutique pour pouvoir discriminer des molécules intéressantes sans effet toxique en vue de phases pré-cliniques, afin de raccourcir le temps de développement de médicaments. Et nous avons renforcé d’autres business branches comme celle de l’analyses génétiques pour la recherche avec le séquençage de l’ADN, et celle des analyses en criminologie (analyses d’ADN, toxicologie, recherche de drogues, identification de substances lors de saisie, etc.) où nous sommes devenus leader européen », résume Gilles Martin. Le groupe Eurofins réalise en effet toutes les analyses pour la police judiciaire anglaise, et se présente comme expert auprès des tribunaux allemands et français. Par ailleurs, Eurofins a développé de nouvelles activités, telles que la chimie de synthèse couplée à des analyses poussées (CDMO ou analyse et développement de méthodes), « une activité connexe à notre analyse de produits pharmaceutiques », mais aussi l’analyse des matériaux, capables de réaliser des études de détail au micron des surfaces des produits avancés tels que des implants via des microscopes haute technologie.

Renforcement de l’analyse génétique clinique

Depuis plusieurs années, Eurofins investit massivement dans les tests prédictifs de maladies génétiques et d'oncologie (effets secondaires/efficacité des médicaments/biopsie liquide), dans les tests de maladies rares, dans les tests prénataux non invasifs, et dans la médecine personnalisée qui offre aux patients un traitement individualisé basé sur leurs profils génétiques et métaboliques, via le séquençage de nouvelle génération. « Nous effectuons des détections et des suivis post-opératoires de marqueurs de tumeurs ou de présence d’ADN issu de tumeurs dans le sang des patients. Ce sont des activités très pointues, indique Gilles Martin. Dans le domaine de la biologie clinique, nous nous spécialisons principalement dans des domaines où l’innovation peut nous permettre d’apporter des solutions aux patients et aux médecins, qui sont supérieures à ce qui existe déjà. Nous sommes par essence un groupe de scientifiques et nous souhaitons contribuer par nos innovations, à l’amélioration de la qualité de la vie, de la sécurité et à l’aide aux patients investis par des problèmes de santé ».

Depuis 2014, Eurofins développe en effet un réseau de laboratoires spécialisés dans la génétique clinique en Inde, au Japon, en France, en Allemagne, en Espagne, en Italie et aux USA. En 2015, Eurofins a acquis Biomnis, en 2016, Megalab. En juillet 2017, Eurofins a acquis une participation majoritaire dans Lifecodexx, premier fournisseur européen de tests prénataux non invasifs et l'un des acteurs les plus innovants dans ce domaine. Genoma acquis en juin 2017 par Eurofins a lancé en septembre 2017, Genesafe, le premier test prénatal non invasif permettant de dépister les troubles monogéniques de novo et héréditaires.

« Les développements en génétique et en génomique auront un impact significatif sur le marché des diagnostics cliniques de demain », a conclu Gilles Martin lors de la conférence.

La rédaction