Quatre axes fondamentaux dans la nouvelle stratégie nationale de santé

Politique de santé

Biologiste infos
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Lors des Rencontres de la Baule, intitulées « La médecine libérale au sein du nouveau système de santé », la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn a présenté les trois axes principaux sur lesquelles allait être élaborée la nouvelle stratégie de la santé (SNS).

Agnès Buzyn a tout d’abord rappelé que les médecins libéraux avaient un « rôle primordial » à jouer dans la SNS.

La prévention et la promotion de la santé, tout au long de la vie et dans tous les milieux

Le premier axe fondamental de la SNS consiste en effet en la « relance d’une vraie politique de prévention dans notre pays ». En Conseil des ministres deux jours plus tôt, la ministre avait d’ailleurs détaillé les sept objectifs de la stratégie de prévention en santé : la promotion d’une alimentation saine et de l’activité physique, la prévention des maladies infectieuses, la lutte contre les conduites addictives, la promotion de la santé mentale, la promotion d’un environnement et de conditions de travail favorables à la santé, l’amélioration du dépistage et la prévention de la perte d’autonomie.

Pour ce premier objectif, la ministre souhaite développer des dispositifs permettant de renforcer l’implication des médecins libéraux autour de rémunérations attractives, dans le cadre d’accords conventionnels. Elle estime nécessaire de reconnaître « le temps d’éducation à la santé » en instaurant des consultations consacrées à l’adolescence ou à l’éducation sur certaines maladies transmissibles. « Il faut faire évoluer les modes de rémunération en y introduisant certaines notions sur la qualité, la prévention ou la pertinence des soins », a souligné la ministre. À noter que certains dispositifs favoriseront également « l’accompagnement des maladies chroniques, les actions de vaccination et de dépistage, […] avec une attention particulière pour les publics précaires et les enfants. »

La lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à la santé

Le second axe consistera à passer « à un système mieux organisé au niveau du territoire, et centré sur les besoins et le vécu des patients », a poursuivi la ministre. Il s’agit de « lutter contre les inégalités sociales et territoriales d’accès à une offre de santé de qualité », en renforçant les liens entre les acteurs et en amplifiant cette transversalité.

La nécessité d’accroître la pertinence et la qualité des soins

La ministre souhaite une réflexion sur l’évolution de la tarification à l’activité qui prenne davantage en compte les parcours, la qualité et la pertinence des soins et des actes. La formation des professionnels est un second levier indispensable pour développer cette culture et ce souci permanent de la qualité.

L’innovation

Enfin, le quatrième axe sera consacré à « l’innovation pour la transformation de notre système de santé, en s’appuyant sur les professionnels et en réaffirmant la place des usagers ». Cela nécessite de travailler, selon la ministre, sur « les compétences métiers et sur le mode de gouvernance de l’innovation ». Pour elle, les innovations numériques, techniques et organisationnelles en santé constituent un enjeu important pour « l’accélération du virage ambulatoire, la qualité du suivi des patients chroniques ou le partage de l’information par les acteurs du système de santé ».

La concertation sur la SNS est prévue pour septembre, afin que les ARS puissent le décliner à partir de décembre.

La rédaction avec l’Agence de presse médicale