Économies sur les dépenses de santé

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Biologiste infos
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Dans le cadre du Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2018, la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts) prévoit de réaliser 1,94 milliards d’euros d’économies sur les dépenses d’assurance maladie, dont 30 millions sur le poste de « Biologie », selon le projet de rapport annuel sur les charges et les produits de l’assurance maladie pour 2018.

Les politiques de gestion du risque menées par les régimes d’Assurance Maladie pour améliorer l’état de santé de la population et accroître l’efficience du système de soins se sont renforcées ces dernières années, à la fois en ville et à l’hôpital sur la pertinence et le bon usage des soins concernant les thématiques transports, indemnités journalières, biologie, actes, paramédicaux ainsi que par le biais des contrôles de facturation.

L’objectif, pour la Cnamts, est de « promouvoir l’accès pour tous au juste soin et aux soins de qualité, d’éviter les traitements ou actes inutiles et d’allouer les ressources sur des soins qui présentent un réel bénéfice pour la population. »

Pour cela, différents leviers sont mobilisés : accompagnement, visites, échanges ou procédures d’accord préalables auprès de professionnels de santé en ville et établissements de santé et information/sensibilisation des assurés.

Dans le cadre de la biologie médicale, les actions de maîtrise médicalisée de l’Assurance maladie se concentreront sur les actes « pour lesquels la prescription n’est pas toujours pertinente », à l’instar de l’action menée en 2015 et 2017 sur les dosages thyroïdiens, le dosage de la vitamine D et les groupes sanguins.

De nouveaux thèmes seront portés en 2017 : la vitesse de sédimentation, la prévention de la maladie rénale et les biomarqueurs cardiaques (en fonction des recommandations disponibles de la HAS).

Le suivi du protocole national relatif aux accords prix/volumes ainsi que la réforme de la nomenclature permettront également de soutenir cet objectif.

Dans un contexte où la contrainte sur les dépenses d’assurance maladie s’est accrue au cours du temps, où les questions de recours aux soins et d’accès aux innovations sont de plus en plus prégnantes, « appréhender les enjeux médico-économiques liés aux pathologies demeure désormais un véritable enjeu », indique la Cnamts.

Aussi, l’objectif de 30 M€ d’économies de maîtrise médicalisée fixé en 2017 concernant les actes de biologie est reconduit en 2018.

La rédaction