Le programme de travail 2017 révisé de la HAS

Santé publique

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Crédit photo : HAS

Le collège de la Haute autorité de santé (HAS) a émis le 17 mai 2017, la version révisée de son programme de travail pour l’année 2017.

Innovant dans sa version 2017, le programme de travail est présenté par domaine thérapeutique (santé de la femme, cancers, soins palliatifs) et non plus en section de grands travaux comme les années précédentes (recommandations de bonne pratique, évaluation, etc.), afin de gagner en lisibilité.

Dans son préambule, la HAS rappelle que ses séquences de travail sont définies « chaque année au terme d’une procédure de programmation menée en concertation avec le ministère des affaires sociales et de la santé et avec la Caisse d’assurance maladie des travailleurs salariés. »

Les demandes d’inscription au programme de travail émanent des organismes habilités à solliciter la HAS, conformément à l’article R161-71 du Code de la Sécurité Sociale. Il s’agit du ministère en charge de la sécurité sociale, du Comité économique des produits de santé (CEPS), de l’Union nationale des organismes d’assurance maladie complémentaire (Unocam), de l’Institut national du cancer (INCa), de l’Union nationale des professionnels de santé (UNPS), des organisations représentatives des professionnels ou des établissements de santé, ainsi que des associations d’usagers agréées au niveau national.

« Au terme de la phase de hiérarchisation, les demandes sélectionnées sont inscrites au programme de travail de la HAS, après validation par le Collège », rapporte l’Instance publique, tout en précisant que « les travaux de la HAS répertoriés dans le programme de travail sont susceptibles d’évoluer en fonction des priorités liées à l’actualité, ce qui peut conduire à une adaptation des conditions de réalisation du programme de travail. »

Parmi les travaux déjà en cours, se trouvent notamment le dépistage néonatal du syndrome d’immunodéficience combinée sévère et l’évaluation a priori de l'extension du dépistage néonatal à une ou plusieurs erreurs innées du métabolisme par la technique de spectrométrie de masse en tandem en population générale en France, les actes de vitrification, cryoconservation et réchauffement ovocytaire, de vitrification et réchauffement embryonnaire ; le dosage de l'hormone antimüllerienne ; l’évaluation des signatures d’expression multigénique guidant l’indication d’une chimiothérapie adjuvante dans le cancer précoce du sein ; l’intérêt médico- économique du dépistage des femmes âgées de 40 à 49 ans ou de 70 à 79 ans à risque moyen ; les stratégies de dépistage des infections à Chlamydia trachomatis ; le dépistage des niveaux de risque élevé et très élevé du cancer colorectal, etc.

Dans ses nouveaux travaux se trouvent l’évaluation de la recherche des papillomavirus humains en dépistage primaire des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l'utérus et la place du double marquage immuno-histochimique ; la réévaluation de la stratégie de dépistage de la syphilis ; les recommandations de modèle de repérage périodique du risque vasculaire des individus à risque vasculaire individuel élevé ; la réévaluation de la stratégie de dépistage de la tuberculose et l’élaboration d’un protocole national de diagnostic et de soins sur la maladie de Lyme, etc.

Programme de travail révisé de la HAS pour 2017

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La rédaction