Les étudiants en médecine en colère après l'annulation d'une épreuve de l'internat

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Biologiste infos
Crédit photo : asiseeit-istock

L’annonce du jury des épreuves classantes nationales (ECN) visant à refaire repasser l’épreuve d'analyse de dossiers cliniques progressifs, a "excédé" les étudiants en sixième année de médecine, représentés par l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF)

Le jury a en effet décidé de leur refaire passer cette épreuve que les étudiants avaient passé en début de semaine. Selon le ministère de l’enseignement supérieur interviewé par Le Monde, le « dossier était très similaire à l’une des épreuves des ECN tests de l’année 2016 ».

Le Ministère souligne en effet que « les étudiants redoublant leur sixième année et se présentant cette année aux ECNi ainsi que les internes ou auditeurs se présentant à nouveau aux épreuves « étaient donc susceptibles d’avoir déjà connaissance de ce dossier ».

Le quotidien observe que « ce report est difficile à accepter pour des étudiants, ces ECN étant importantes pour la suite de leur carrière ». Des résultats obtenus découle leur possibilité de choisir la spécialité dans laquelle ils exerceront. La reconvocation des étudiants, à laquelle l’ANEMF s’était opposée, est d’autant plus stressante « concernant une population dont on démontrait, il y a tout juste une semaine, qu’un étudiant sur trois est en état dépressif», estime l’association.

Le syndicat demande donc que soit lancée sans attendre « une véritable réflexion de fond sur la sécurité des sujets [des] concours nationaux ». Ce à quoi le ministère répond que « le comité de suivi stratégique de la modernisation des ECN examinera, dans les semaines à venir, les modifications à apporter aux différentes procédures ».

De son côté, la Conférence des doyens des facultés de médecine a indiqué comprendre « l’émoi, la colère et la démobilisation » provoqués par la décision du jury national, « seule décision acceptable de façon à ne pas entacher d’irrégularités les résultats ». Elle demande que la transparence soient « complète » sur ce qui s’est passé et demande à connaître « l’origine réelle de ce qui apparaît comme un dysfonctionnement.»

La rédaction avec Le Monde