Internat : 7 700 étudiants affectés à l’issue des premières épreuves classantes nationales informatisées

Epreuves classantes nationales

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Environ 94,7 % des postes d'internes ont été pourvus à l'issue des épreuves classantes nationales informatisées (ECNi) de juin 2016, selon une étude publiée par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees).

Dans son bilan annuel des affectations en troisième cycle des études de médecine (TCEM), la Drees note que 7 681 étudiants ont obtenu un poste d'interne, pour 8 044 postes offerts. « Cette promotion est moins nombreuse qu'attendu », relève la Drees, soulignant que 8 477 étudiants avaient été affectés en 2015 (+7,8 %) sur 8 783 postes ouverts (+7,2 %), soit un taux d'affectation de 96,2 %.

La Drees considère en effet que la mise en place programmée de la procédure informatisée des ECN en 2016 et la perspective de composer dans un format inédit a pu inciter davantage d'étudiants de 6e année à se présenter dès 2015, ou dissuader certains étudiants de redoubler leur 6e année ou d’invalider leur 2e cycle en 2015 (28 contre 167 en 2014), des pratiques observées auparavant pour accroître ses chances d'améliorer sa place au classement et donc ses capacités de choix de spécialité et de subdivision.

La Drees souligne que le nombre de candidats a doublé depuis la mise en place des ECN en 2004, passant de 3 879 à 8 481 en 2016, dynamique qui résulte de la hausse du numerus clausus, « des flux croissants d'étudiants à diplôme européen participant aux ECN » et de « la création des filières d'admission dites "passerelles" en 2e ou 3e année. »

Rééquilibrage entre médecine générale et autres spécialités

En 2016, la médecine générale propose le plus grand nombre de postes : 3 749, soit 47 % des postes ouverts. Depuis 2012, les postes de médecine générale représentent moins de la moitié des postes ouverts, mais représentent une part constante de postes pourvus (autour de 45 %). Viennent ensuite la psychiatrie (506) et l’anesthésie-réanimation (460).

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Choix des spécialités

En 2016, les 2 157 premiers classés (29 %) ont pu choisir leur spécialité. Entre la médiane et le 67e centile du classement, l’éventail des spécialités se resserre vite avec 14 des 30 spécialités pourvues. Tous les étudiants ont cependant le choix entre cinq spécialités pour lesquelles des postes demeurent vacants, à savoir : la médecine générale, la médecine du travail, la santé publique, la psychiatrie et la biologie médicale, comme lors des années précédentes.

La première discipline dont les postes sont pourvus le plus rapidement est l'ophtalmologie (137 postes), devant la néphrologie (85), la médecine interne (128), la cardiologie (199), le radiodiagnostic et l'imagerie médicale (260), la dermatologie (91), la neurologie (121), l'oto-rhino-laryngologie et chirurgie cervico-faciale (78), l'oncologie (122), la gastro-entérologie (130) et l’anesthésie-réanimation (454). Les spécialités les plus prisées sont pour l’essentiel des spécialités médicales, qui figurent « parmi les plus rémunératrices », comme l’observe la Drees

Distinction selon le sexe et l’âge

La Drees observe que 55 % des internes sont des femmes en 2016 (contre 59 % en 2014 et 2013, 60 % en 2012). Elles choisissent en priorité la médecine générale, l'anesthésie et réanimation, la pédiatrie, la radiologie et la dermatologie, alors que les hommes privilégient d’abord l'anesthésie-réanimation, puis la radiologie, la cardiologie et enfin la chirurgie générale.

L'âge moyen des étudiants affectés à l'issue des ECN s'élève à 25 ans et augmente avec le rang de classement. De ce fait, les étudiants qui accèdent aux spécialités les plus prisées sont en général plus jeunes que la moyenne (24 ans).

Changement de subdivision

En 2016, plus de la moitié des étudiants (53 %) ont pris un poste dans une subdivision autre que celle où ils ont effectué leur deuxième cycle. Pour le tiers des étudiants affectés à l’issue des ECN, cette mobilité est choisie, selon la Drees. « Ce choix peut être lié à l'attrait de la région ou du mode d'enseignement de la spécialité », explique-t-elle.

À l’inverse, 20 % des étudiants ont opté pour une spécialité qui n’était plus disponible dans leur subdivision d’origine, ce qui peut s’interpréter comme une « contrainte », selon la Drees. Les subdivisions les plus attractives sont Nantes, Lyon, Montpellier, Rennes, Bordeaux, Toulouse et Paris. Elles pourvoient presque toutes leurs postes tandis que Limoges, Poitiers, Besançon, Amiens « peinent à attirer les étudiants », en pourvoyant seulement 85 % à 95 % des postes ouverts.

Les affectations des étudiants en médecine à l'issue des épreuves classantes nationales en 2016, Etudes et Résultats n°1006

La rédaction