La FEHAP créé une plateforme de propositions sur la santé pour le prochain quinquennat

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Crédit photo : FEHAP

La Fédération des établissements Hospitaliers & d'aide à la personne privés non lucratifs prévoit une année difficile pour les établissements de santé. Pour le prochain quinquennat, la FEHAP a lancé une plateforme de propositions intitulée « La santé et la Solidarité de demain 2017-2022 ».

« Le reste à charge, les inégalités d’accès aux soins, les déserts médicaux ou les ruptures de la prise en charge et d’accompagnement des personnes fragilisent nos objectifs de démocratie sanitaire », indique la FEHAP. Chaque famille est confrontée aux difficultés et à la crainte de la perte d'autonomie, ainsi qu’aux délais d’accès aux soins. De plus la ‘soutenabilité’ financière du système reste une équation difficilement soluble.

Face à ces défis, la FEHAP a émis les 10 propositions « concrètes, responsables et exigeantes » suivantes, fondées sur son expérience sanitaire, sociale et médico-sociale sur tous les territoires.

- Concevoir un bouclier sanitaire : un niveau maximum de dépenses sanitaires hors dépassement d’honoraires, adapté aux revenus ;
- revaloriser la médecine de proximité avec un Plan national de développement des centres de santé et des maisons de santé sur 10 ans ;
- Lutter contre les déserts médicaux en obligeant chaque jeune médecin à s’installer durant 3 ans dans une zone sous-médicalisée ;
- Déléguer davantage d’actes médicaux aux professions paramédicales ;
- Prévoir un grand Plan national d’équipements en fibre optique, aux regards des enjeux de santé ;
- Rembourser et financer un premier panel d’objets connectés ;
- Intégrer la prévention dans le socle commun de connaissances et de culture que doit apporter l’éducation nationale ;
- Créer une agence nationale de santé, chargée de piloter de manière globale et unifiée le système de santé pour recentrer l’Etat sur son rôle de financeur et de régulateur ;
- Régionaliser la politique de santé en créant un objectif régional de dépenses d’assurance-maladie ;
- Financer le panier de soins obligatoires par une assiette fiscale élargie pour qu’il ne pèse plus exclusivement sur le travail et financer les complémentaires par les charges sociales.

La rédaction