Maladie à virus Ebola : évaluation du dispositif de surveillance renforcée en France de mars à décembre 2014

Epidémiologie

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Crédit photo : © International Federation of red cross and red crescent societies

Suite à l’épidémie de maladie à virus Ebola (MVE) qui sévit depuis décembre 2013 en Afrique de l’Ouest, la France a mis en place en mars 2014 un système de surveillance renforcée, précisé dans un communiqué de l’Institut national de veille sanitaire (InVS).

L’objectif de ce système de surveillance est de détecter précocement les symptômes évocateurs de MVE chez les voyageurs arrivant d’un pays à risque, de leur proposer une prise en charge adaptée et de limiter le risque de transmission secondaire sur le territoire national.

Ce dispositif repose sur un circuit spécifique permettant le signalement sans délai des cas répondant à la définition de cas suspects, en vue d’une évaluation clinico-épidémiologique, et sur le recensement et le suivi des personnes ayant été en contact avec un malade infecté par le virus Ebola.

Entre le 23 mars et le 8 décembre 2014, 655 signalements ont été traités par l’Institut de veille sanitaire (InVS) et les partenaires régionaux de ce dispositif de surveillance renforcée ; 632 cas (96,5 %) ont été exclus d’emblée, 21 (3,2 %) ont été classés comme cas possibles et ont tous été secondairement exclus sur la base des résultats biologiques. Deux cas confirmés, diagnostiqués au Liberia et en Sierra Leone, ont été transférés en France pour y être pris en charge ; tous deux ont guéri.

Selon l’InVS, ce dispositif de surveillance renforcée a montré sa capacité à traiter l’ensemble des signalements notifiés et orienter correctement les patients suspects afin de leur prodiguer des soins adaptés. Compte tenu de l’évolution de l’épidémie actuelle en Afrique de l’Ouest, l’évaluation régulière de ce dispositif est nécessaire afin de l’adapter et d’en optimiser l’efficience.

D'après le Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 19 décembre 2014

La rédaction