Najat Vallaud-Belkacem annonce son engagement auprès des acteurs associatifs sur l’endométriose

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La Ministre du droit des femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports va s’associer à une campagne de communication sur l’endométriose « afin de faire progresser la connaissance et la reconnaissance de l’endométriose ».

L’endométriose touche une à deux femmes sur 10 en France. Elle est associée à des souffrances physiques (douleurs lors des règles) souvent considérées à tort comme faisant partie du cycle féminin. La Ministre souhaite « faire reculer les tabous » sur cette maladie, pas toujours prise au sérieux par l’entourage de la personne concernée, en travaillant avec les associations à une campagne de sensibilisation.

Un collectif d’associations s’était en effet créé lors de la première marche mondiale contre l’endométriose (Endomarch) en mars dernier, avec pour objectif « d’initier une prise de conscience générale sur la situation des femmes atteintes et sur les enjeux de la maladie ».

Réunis sous une bannière commune (le collectif Agir contre l’endométriose), EndoFrance, Ensemble contre l’endométriose (ECE), Lilli H. contre l’endométriose et Mon endométriose ma souffrance (MEMS) se mobilisent ensemble pour faire connaître cette maladie. Ils entendent lancer davantage d’actions de sensibilisation et d’information sur cette maladie et ont d’ores et déjà élaboré un manifeste qui sera remis à la Ministre Najat Vallaud-Belkacem. Son objectif, selon le collectif, est « de recueillir le maximum de signatures afin de démontrer l’urgence et la nécessité d’actions concrètes pour une meilleure prise en charge et considération des femmes souffrant d’endométriose. »

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique, douloureuse, invalidante qui résulte de la présence des cellules endométriales hors de l’utérus et sur les organes voisins : ovaires, trompes, intestin, rectum, vessie. Outre ses graves conséquences sur la santé et la qualité de vie des femmes qui en souffrent : opérations chirurgicales spécifiques et répétées, traitements médicamenteux lourds, infertilité, importantes douleurs quotidiennes, fatigue chronique et récidives très fréquentes, cette maladie engendre aussi des répercussions importantes sur leur vie privée, sociale et professionnelle.

Selon le collectif, « pour que l’endométriose soit mieux soignée et la santé des femmes préservée, il faut d’abord que la société change de regard sur la douleur féminine. »

Parce que taire l’endométriose conduit les femmes à souffrir longtemps en silence avant d’aller consulter ;

Parce que taire l’endométriose conduit à un retard de diagnostic de 6 à 10 ans en moyenne, augmentant d’autant la sévérité des atteintes et les risques d’infertilité ;

Parce que taire l’endométriose ne permet pas à l’entourage personnel et professionnel de comprendre que la femme qui en est atteinte est vraiment malade.

Pour télécharger le manifeste, cliquer ici

La rédaction